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Le "Bad Godesberg" officiel de Hollande

Steeve Briois

17 janvier 2014

Edito (17.01.2014) de Steeve Briois, Secrétaire général du Front National

Ca y est, c’est officiel, les socialistes français sont sociaux-démocrates. Ca n’est pas comme si nous ignorions que les ex-défenseurs des travailleurs français s’étaient rompus depuis des lustres à l’ultralibéralisme le plus pernicieux et le plus brutal, mais au moins François Hollande, interrogé par Claude Askolovitch lors de la conférence de presse de début d’année, a eu le mérite d’enfin l’avouer, et de clarifier les lignes.

Voilà pourquoi évoquer « un Bad Godesberg », du nom de ce fameux congrès des socialistes allemands durant lequel la rupture avec l’idéologie marxiste et la conversion à l’économie de marché : les socialistes français n’ont jamais eu comme autres modèles que les socialistes allemands, maîtres de l’Union Européenne ultralibérale quand nous en sommes les asservis. Schroeder, le fossoyeur des conditions sociales des travailleurs allemands est ainsi depuis 15 ans la voie à suivre.

Comment s’étonner ensuite de voir Hollande donner des gages plus qu’il n’en faut à Pierre Gattaz et au MEDEF avec le Pacte de Responsabilité, et surtout, comment s’étonner de ne plus voir un ouvrier voter pour le Parti Socialiste ?

Reste les éternels gogos de la gauche ultra, ceux qui en échange de quelques terrains de jeux électoraux et surtout de quelques compromissions, se sont totalement donné à Hollande et aux socialistes.

Cette sortie du placard idéologique était l’événement marquant de cette conférence de presse de mardi dernier. Le reste n’était que vacuité - à laquelle les thématiques abordées par les journalistes ont grandement contribué. Et ça n’est pas ce redécoupage potentiel des régions qui changera la donne. Proposer une grande réforme institutionnelle pour créer l’illusion du volontarisme et masquer un bilan économique et social affligeant, c’est un gadget cosmétique auquel l’UMP nous a déjà habitués.

Steeve Briois

17 janvier 2014

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