Tribune d’Annika Bruna,

député Français RN/ID au Parlement européen

Membre de la commission du droit des femmes

 

Les États de l’Union européenne ont des législations très différentes en matière familiale. Ils sont pleinement souverains dans ce domaine. Certains peuples font le choix de ne pas accepter le mariage de personnes de même sexe tandis que d’autres pays ont créé de toutes pièces l’existence légale de deux parents de même sexe sur l’acte de naissance d’un enfant.

Au sein de l’Union européenne, la création d’états civils, par une minorité d’États, affirmant qu’un enfant aurait à la naissance deux parents de même sexe crée des blocages administratifs quant à la reconnaissance de ces familles et de leurs droits dans les États ne reconnaissant pas cette coparentalité artificielle.

La Cour de justice de l’Union européenne a donc été saisie pour trancher le cas exceptionnel de «deux mères» de nationalité britannique et bulgare ayant eu «ensemble» un enfant en Espagne mais ne pouvant transmettre ni l’une ni l’autre leur nationalité à l’enfant en raison de la non-reconnaissance de leur coparentalité dans leurs pays respectifs.

La CJUE a décidé ce mardi 14 décembre d’imposer à la Bulgarie la reconnaissance d’un enfant ayant deux mères, en totale contradiction avec la loi bulgare. Cette reconnaissance s’appliquerait de fait à toute l’Union dès lors qu’un État membre affirme qu’un enfant a deux parents de même sexe. Ce faisant la CJUE piétine le bon sens, le droit naturel et la souveraineté nationale. Elle impose également l’agenda idéologique de la Commission européenne, dont la présidente Madame Von der Leyen s’était engagée à faire reconnaitre, c’est à dire à imposer, le «droit des familles arc en ciel» dans toute l’Union.

Annika Bruna estime qu’en matière de droit de la famille, le droit national doit primer sur les lubies que la Commission européenne et la CJUE veulent imposer aux peuples. Elle rappelle qu’un enfant naît forcément d’un père et d’une seule mère et que la reconnaissance de cette réalité est un droit absolu de l’enfant.