Tribune libre dAurelia Beigneux

Député Français au Parlement européen

Membre de la Commission environnement

 

L’immigration est une marotte de la gauche. Autrefois une maigre composante de l’agenda socialiste et communiste, qui luttait avant tout pour une redistribution économique égalitaire, l’immigration est devenue au fil du temps leur seule raison d’être. Tout est bon pour la justifier.

L’enjeu environnemental est donc une bénédiction pour les idéologues progressistes, eux qui ont trouvé dans le réchauffement climatique la nouvelle religion du XIXe siècle, la liant désormais étroitement aux questions de flux de populations. Tout peut être sacrifié sur l’autel de l’écologie : l’économie déjà en perdition, des entreprises déjà acculées face aux contraintes administratives, une éducation déjà entièrement endoctrinée et désormais les enjeux civilisationnels.

Les progressistes expliquent que les frontières ne peuvent plus être refermées, la faute au réchauffement de la planète qui engendrera une migration dite « climatique ». Des populations entières des pays du Sud devront déferler sur notre continent : soit nous les accueillons, soit nous seront responsables de leur tourment. C’est en tout cas la logique en marche. L’Europe doit assumer seule ces deux fardeaux : empêcher la pollution mondiale et nourrir la population mondiale.

Si on ne peut nier le réchauffement de la planète, ni la probabilité que cela accentue les vagues migratoires, la logique doit absolument être renversée.

La mondialisation qui supprime frontières et protections économiques est la première cause de la destruction de notre environnement. Pourtant, les ultralibéraux qui souhaitent appliquer une écologie punitive sont les premiers à vanter ces flux de population et de capitaux.

En France, la bétonisation de nos métropoles, la transformation d’exploitations paysannes en zones HLM, la surpopulation et la surconsommation sont étroitement liées au déferlement migratoire, qui ont conduit les gouvernements successifs à entasser des populations inassimilables dans des banlieues autrefois ouvrières.

L’environnement ne justifie donc aucunement d’accepter l’immigration mondiale. Au contraire, c’est bien la protection de notre société, le patriotisme économique, l’existence de frontières et la lutte contre les traités de libre-échange qui permettront de faire d’une pierre deux coups : protéger notre environnement et lutter contre le déferlement migratoire.