Tribune libre d’Aurélia Beigneux, Député français au Parlement européen, Membre de la Commission environnement et de l’intergroupe relatif à la protection animale

L’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), fédération de 1.400 organisations de protection de la nature, vient d’alerter sur le risque d’extinction de 30.000 espèces sur les 120.000 recensées. Cette nouvelle liste rouge « montre également que l’Homo sapiens doit changer radicalement sa relation avec les autres primates et avec la nature dans son ensemble », a déclaré le Dr Grethel Aguilar, Directrice générale par intérim de l’UICN. L’état des lieux est tout simplement alarmant :

Pour ce qui est de la faune, le bilan est désormais catastrophique. Rien que sur le continent africain, une espèce de primate sur deux est menacée de disparition. Quasiment l’ensemble des lémuriens court vers l’extinction (103 des 107 espèces). Un tiers est en danger critique. Les raisons évoquées sont bien connues : la chasse et la déforestation précise le rapport de l’UICN.

En Europe, le bilan est loin d’être parfait, le grand hamster d’Alsace est passé dans la catégorie « danger critique ». Comment ce mammifère autrefois si abondant se retrouve sur cette liste ? Pour plusieurs raisons, tout d’abord à cause de l’extension de la monoculture, du développement industriel et de la pollution lumineuse.

Pour la faune maritime, là aussi les chiffres sont alarmants ! La liste rouge met en avant le danger qui pèse sur les baleines franches de l’Atlantique nord, dont il restait moins de 250 adultes fin 2018. La raison ? Là encore, les heurts avec les navires et les nombreux filets de pêche. L’anthropisation des océans et la surproduction provoquent en partie ces drames. Au bord de l’extinction, elles s’ajoutent à la (trop) grande liste des espèces que nos enfants et petits-enfants ne pourront voir que dans les livres et les musées.

Outre la faune, l’organisation internationale opère un recensement des espèces végétales menacées. Elle alerte d’ailleurs sur le sort du champignon chenille. La flore, si importante dans le développement de nos écosystèmes, mais aussi dans la production d’oxygène, paye le prix fort de la marche en avant effrénée de la mondialisation !

La globalisation des échanges est directement responsable de cette menace. La déforestation, la pêche intensive et non régulée, le trafic d’animaux, la pression des grands groupes sur les agriculteurs, l’accaparement des terres, la chasse et le braconnage sont des activités humaines directement liées aux demandes d’un marché international incontrôlé qui profite à une minorité. Elles font fi de la biodiversité, élément indispensable à la richesse de nos nations.

Certains efforts humains sont tout de même à noter. Les mesures de préservation du panda, sorti depuis longtemps de la liste des espèces menacées, sont sans doute l’exemple le plus connu. En Chine aussi, il faut saluer la décision du gouvernement d’exclure les chats et les chiens de la liste des animaux comestibles après des années de pression de la part des organisations internationales.

La défense des espèces protégées n’est pas un combat de niche. C’est l’aboutissement naturel du combat pour le maintien de la biodiversité dans nos nations respectives ainsi que de la lutte contre la mondialisation effrénée n’obéissant qu’aux logiques financières.

Ensemble, faisons face à cette crise de la biodiversité en dénonçant la source même du problème : la mondialisation à outrance qui détruit nos écosystèmes, notre faune et notre flore ! Stoppons la course folle à l’uniformisation qui détruit nos territoires et in fine notre biodiversité ! C’est le localisme, protection de la richesse de notre nation, qui est aujourd’hui la réponse fondamentale.

Élue du Rassemblement National au sein du Parlement européen mais aussi sur le terrain en tant que conseillère municipale d’Hénin-Beaumont, je défendrai toujours la protection animale qui est l’une de mes priorités.

Vous pourrez compter sur ma vigilance dans ce domaine.