Françaises, Français,
À l’approche de la fin de son mandat, Emmanuel Macron cherche à verrouiller nos institutions, dans l’espoir d’en conserver le contrôle et de prolonger son influence au-delà du verdict des urnes.
La nomination d’anciens responsables politiques macronistes à la tête d’institutions indépendantes, parfois pour une durée indéterminée, pose une question essentielle : comment garantir l’indépendance de structures chargées de contrôler des politiques publiques lorsqu’elles sont confiées à ceux qui les ont conçues ou exécutées ?
La nomination d’Amélie de Montchalin à la Cour des comptes, la démission anticipée du gouverneur de la Banque de France, les reclassements d’élus battus dans des agences publiques, ou encore le passage en force de décisions structurantes engageant l’avenir énergétique et budgétaire du pays, participent d’une même logique.
Cette logique est claire : cadenasser l’avenir, neutraliser l’alternance qui arrive et ainsi rendre irréversibles des choix qui devraient relever du prochain exécutif.
Et cette dérive ne s’arrête pas aux frontières nationales. Au niveau européen, l’accélération du calendrier budgétaire et la proposition d’un nouvel emprunt commun, portées par un président sans majorité parlementaire, visent à lier durablement la France à des engagements décidés sans mandat démocratique clair.
La démocratie ne se résume pas au seul moment du vote. Elle repose sur un équilibre fragile et précieux :
☑️ La séparation des pouvoirs;
☑️ L’indépendance réelle des institutions;
☑️ Le respect des usages républicains;
☑️ Et, surtout, la loyauté envers l’alternance politique.
Dans une République digne de ce nom, les institutions n’appartiennent à aucun camp. Elles ne sont ni des forteresses à verrouiller, ni des leviers à conserver. Elles appartiennent à la Nation toute entière.
Gouverner ce n’est pas préparer sa succession par procuration. Gouverner ce n’est pas anticiper l’avenir pour en bloquer les choix. Précisément, gouverner, c’est exercer un mandat limité dans le temps, dans le respect de ceux qui nous succèderont.
Ainsi donc, nous demandons solennellement :
🏛️ Le respect strict de l’indépendance des institutions ;
🚫 La fin des nominations partisanes de verrouillage en fin de mandat ;
🗳️ Le respect du principe d’alternance démocratique, pilier des grandes démocraties ;
⚖️ Une retenue républicaine à l’approche des échéances électorales majeures.
Face à cette dérive illibérale préoccupante, une vérité doit être rappelée avec gravité : la République n’appartient à personne. Elle ne se transmet pas entre proches. Elle ne se prolonge pas par des manœuvres institutionnelles. Elle se confie, régulièrement, au jugement souverain du peuple français.
Signez notre pétition pour défendre la démocratie, l’État de droit et une alternance loyale.