Lettre ouverte de Jordan Bardella à Nicole Belloubet, Garde des Sceaux

Madame la Ministre,

Selon plusieurs sources au sein des services de Renseignement citées par l’hebdomadaire Le Point, 130 détenus condamnés dans des dossiers terroristes ont été libérés sous prétexte de crise sanitaire, dans le cadre de votre politique assumée de libération anticipée de plus de 5000 détenus à l’échelle nationale.

La réponse du Ministère de l’Intérieur, qui a tenté de minimiser cette information, parlant de personnes « agissant en périphérie » des dossiers d’antiterrorisme, sonne en réalité comme un aveu sidérant : plus d’une centaine d’individus islamistes radicaux ayant des liens plus ou moins étroits avec des activités terroristes ont donc bel et bien été relâchés dans la nature ces dernières semaines…

Les Français apprennent ceci quelques jours seulement après l’attaque selon toute vraisemblance à caractère terroriste perpétrée au couteau par un migrant soudanais à Romans-sur-Isère, qui a causé la mort de deux personnes et blessé sérieusement cinq autres. Daech a d’ailleurs récemment appelé ses partisans à frapper en profitant de l’état de faiblesse des pays occidentaux confrontés à la pandémie : la menace persiste et continue donc de planer sérieusement sur la France.

La situation d’épidémie grave que traverse actuellement notre pays n’excuse pas tout, et ne légitime en aucun cas cette folie laxiste que vous appliquez méthodiquement depuis des années, et que vous accélérez ainsi sous prétexte d’état d’urgence sanitaire.

Madame la Ministre, nos compatriotes sont en droit d’attendre deux choses de la part de leur Garde des Sceaux, d’autant plus en cette période de perte profonde de confiance entre le peuple et ses élites : vérité et responsabilité.

Qui sont exactement ces 130 individus islamistes radicaux liés au terrorisme qui ont été récemment libérés ? Pour quels faits ont-ils été condamnés, dans le cadre de quelles affaires ?

Si l’un d’entre eux venait à frapper la France comme les y exhorte Daech, et que sa libération prématurée lui a permis de commettre cet acte, cela serait la conséquence directe de vos décisions et de vos actes. Etes-vous prête à faire face en conscience à cette responsabilité majeure ?