Lettre ouverte de Jordan Bardella à Jean-François Balaudé, président de l’Université Paris-Nanterre, à propos des perturbations qu’une minorité d’activistes d’ultra-gauche font subir aux étudiants et aux services de l’Université

Monsieur le Président,

Depuis le mois de septembre particulièrement, mais depuis plusieurs années en vérité, les étudiants de l’Université de Nanterre – ainsi que vos services – ont à déplorer les perturbations qu’une minorité d’activistes d’ultra-gauche leur font subir.

Blocage des bâtiments d’étude, interruption permanente des cours, intrusion au cours des partiels : le noyau militant que constitue en particulier l’UNEF est multirécidiviste et exaspère au plus haut point la grande majorité de vos étudiants. Au-delà, c’est toute l’image de l’établissement qui en pâtit et, avec elle, celle de l’Université française et de la valeur symbolique des diplômes délivrés.

Par ailleurs, les agressions physiques d’étudiants partageant d’autres sensibilités politiques se multiplient dans l’enceinte et aux abords de l’université. Pour le dire clairement, défendre d’autres idées que celles de l’extrême-gauche y est impossible sans se mettre en danger.

Ces dernières semaines, la situation s’est encore dégradée en raison de l’intrusion de personnes extérieures à l’université et non étudiantes : milices « antifascistes » agissant en toute impunité, syndicalistes de la RATP et de La Poste bousculant et frappant des étudiants.

Il est manifeste que toutes les mesures de sécurité ne sont pas prises, ne serait-ce que par le contrôle de l’accès à l’établissement, qui ne peut plus être ouvert aux quatre vents. Et alors que les agitateurs et les agresseurs sont facilement identifiables et que leurs méfaits sont quasi quotidiens, pourquoi ne sont-ils pas sanctionnés ? Dans l’enceinte de l’Université comme à ses abords, la sécurité devrait être un droit fondamental pour chaque étudiant.

Par cette lettre, je vous demande de bien vouloir faire le nécessaire pour que la sécurité de l’ensemble de vos étudiants soit garantie, quelles que soient leurs opinions politiques, et que la petite minorité qui perturbe depuis trop longtemps la majorité ne bénéficie plus d’une telle impunité.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de mes respectueuses salutations.

Jordan Bardella