Question écrite de Ludovic Pajot, député du Pas-de-Calais, sur les conditions de formation des surveillants pénitentiaires

M. Ludovic Pajot attire l’attention de Mme la garde des sceaux, ministre de la justice sur les conditions de formation des surveillants pénitentiaires. Reposant sur une alternance entre trois cycles de formation à l’Ecole nationale d’administration pénitentiaire et deux stages au sein d’établissements pénitentiaires métropolitains distincts, le cursus des surveillants s’étendant sur dix-huit mois est qualitatif. Cependant, les conditions de réalisation de cette formation ne sont pas toujours optimales, notamment eu égard aux divers coûts qu’elle peut susciter. Les 28 500 surveillants pénitentiaires que compte notre pays constituent un maillon essentiel de la chaîne de la sécurité. Mais il est un constat qu’on ne peut négliger : de nombreux postes ne sont pas pourvus. Selon les estimations, près de 2 400 surveillants supplémentaires devraient être recrutés chaque année. La conséquence de cette situation est un épuisement parmi les effectifs en raison des nombreuses heures supplémentaires réalisées. Mais il faut également pointer les conditions d’exercice de plus en plus complexes de cette profession, qui font très régulièrement l’objet d’agressions physiques ou verbales qui contribuent à dissuader de s’engager dans cette voie professionnelle. Afin de rendre l’exercice de cette profession essentielle un peu plus attractif, il lui demande de bien vouloir lui préciser les mesures qui pourraient être prises concernant la revalorisation des conditions financières liées à cette activité, s’agissant du salaire, des primes ainsi que des aides diverses concernant les repas ou les transports qui pourraient être accordées aux surveillants en activité ou aux étudiants.