Question écrite de Bruno Bilde, député du Pas-de-Calais, à Elisabeth Borne, ministre du travail, de l’emploi et de l’insertion, sur le sauvetage des entreprises de loisirs en intérieur

M. Bruno Bilde interroge Mme la ministre du travail, de l’emploi et de l’insertion sur la situation alarmante des entreprises de parcs de loisirs condamnées à l’inactivité depuis le premier jour du confinement et aujourd’hui confrontées à de dramatiques difficultés financières.

En effet, le secteur des loisirs en salle représente près de 5000 entreprises, fait travailler 30 000 salariés et a rassemblé, pour la seule année 2019, plus de 30 millions de clients enfants et adultes. C’est un secteur en vogue qui s’est considérablement développé ces dernières années avec la multiplication des activités populaires pour les jeunes et les familles : bowling, karting, escape-room, laser-game, parcs de jeux pour enfants…

La crise sanitaire et les annonces gouvernementales ont entraîné l’arrêt brutal de ces TPE PME installées dans le quotidien des Français. Si les salariés ont pu, fort heureusement, bénéficier du chômage partiel lors de ces mois exceptionnellement difficiles, les dirigeants ont, eux, encaissé la crise de plein fouet sans dispositif de soutien suffisant pour compenser la perte totale d’activité et par conséquent la chute de leur chiffre d’affaire. Face à la recrudescence de l’épidémie qui rend les réouvertures incertaines, les patrons d’entreprises de loisirs en salle crient leur désespoir et appellent au secours.

Sans aucune recette depuis près de 7 mois, les entreprises sont aujourd’hui écrasées par le paiement des loyers et des charges (électricité, assurances…). Si rien n’est fait dans l’urgence, bon nombre de ces sociétés vont disparaître à la suite de liquidations judiciaires entraînant des licenciements massifs.

La requête des entrepreneurs et des salariés est simple : l’annulation totale des charges pendant la période d’inactivité qui semble être la seule solution pour envisager le sauvetage provisoire puis la reprise des activités de loisirs en intérieur.

Allez-vous débloquer un fonds d’urgence pour compenser l’annulation des factures et permettre à ces entreprises de survivre à cette crise sanitaire inédite ?