Question écrite de Bruno Bilde, député du Pas-de-Calais, à Christophe Castaner, ministre de l’Intérieur, sur le lâchage scandaleux et dangereux de nos forces de l’ordre

M. Bruno Bilde interroge M. le ministre de l’Intérieur sur les dernières humiliations sans précédent infligées à nos forces de l’ordre par celui qui devrait être le premier flic de France et non le protecteur des délinquants.

En effet, sous la pression d’une poignée de récupérateurs nauséabonds des émeutes américaines, soumis au lobbying acharné du gang Traoré et de la propagande des casseurs de flics médiatiques de Mathieu Kassovitz à Rokhaya Diallo, Christophe Castaner a honteusement lâché les policiers et gendarmes.

Lors de sa conférence de presse du 8 juin, le locataire de la place Beauvau a décrété la tolérance zéro pour les policiers en fustigeant à la fois les actes violents et les comportements racistes au sein d’une institution déjà maltraitée depuis des années et contrôlée à outrance par ses instances disciplinaires. Il a institué le principe de la présomption de culpabilité pour tous les fonctionnaires de police qui sur la base d’un simple soupçon de racisme pourront être suspendus. En clair, la dictature du soupçon aura pour conséquence la paralysie totale des policiers dans les quartiers difficiles où les délinquants pourront sortir un totem d’immunité avec des accusations mensongères.

Christophe Castaner a en outre annoncé l’interdiction de la technique d’étranglement sous le prétexte qu’elle serait dangereuse.

Pourtant, de nombreux formateurs en gestes techniques professionnels d’intervention (GTPI) s’accordent pour dire que cette technique de soumission est la plus fiable et la moins violente. En effet, l’étranglement est une méthode nécessitant peu de force et de technique, réalisable facilement et avec plus de sécurité pour le fonctionnaire par rapport aux différentes clés de soumission qui ne fonctionnent que rarement sur des individus sous stupéfiant, alcool ou rompus aux techniques de sport de combat comme c’est le cas dans les cités.

Dans ses analyses partielles et ses options idéologiques, le ministre de l’Intérieur élude totalement un paramètre essentiel : le niveau de violence des délinquants et des racailles qui explique que chaque interpellation d’un individu hostile se termine systématiquement au sol. Or, une policière ne pourra pas maîtriser une personne pesant deux fois son poids sans la technique de l’étranglement (ou du verrouillage bras tête) si ce dernier se débat et la frappe comme c’est souvent le cas aujourd’hui. Tous les policiers ne sont pas experts en arts martiaux et la réalité du terrain démontre qu’ils sont souvent obligés de se mettre à plusieurs pour contrôler et menotter un délinquant qui résiste.

Retirer cette technique simple et la plus efficace pour interpeller un individu violent fera peser une menace sérieuse pour l’intégrité physique des policiers et des gendarmes. Plutôt que de supprimer cette méthode, il est nécessaire de développer la formation des policiers afin qu’ils puissent exercer leurs missions avec un maximum d’efficacité et un minimum de risques.

Quelle autre solution le ministère de l’Intérieur préconise-t-il pour remplacer l’étranglement et éviter la moindre égratignure à ceux qui violent les lois de la République et refusent l’interpellation et donc la sanction ?

Le bâton de police en mousse ? Les pistolets à eau ? Les taser à la guimauve ? Les lanceurs de confettis ? Ou le gaz hilarant ?