Question écrite de Bruno Bilde, député du Pas-de-Calais, au Premier ministre, sur la destruction de notre Histoire nationale à Fort-de-France

M. Bruno Bilde interroge M. le Premier ministre sur les attentats contre notre mémoire nationale perpétrés à Fort-de-France en Martinique.

En effet, dimanche 26 juillet au matin sur la place de la Savane, la statue de Joséphine de Beauharnais, épouse de Napoléon 1er et impératrice des Français de 1804 à 1809, a été attaquée à coups de massue et abattue aux moyens de cordes avant d’être placée sur un bûcher par une poignée d’activistes anticolonialistes. En parallèle, une sculpture représentant Pierre Belain d’Esnambuc, marin et flibustier qui a contribué à faire de la Martinique une île française, a également été déboulonnée. Le même jour, la plaque de la rue Victor Hugo était arrachée et livrée en pâture aux forcenés de ce groupuscule anti-français.

Depuis plusieurs semaines, nous subissons malheureusement la guérilla mémorielle de mouvements d’extrême gauche, anarchistes et racialistes, qui cherchent à effacer notre passé et notre identité par la violence et la repentance imposée.

Mais les événements de Fort-de-France sont d’une autre nature et doivent nous inquiéter sur la capacité du gouvernement à réagir. Un stade a visiblement été franchi dans l’effacement de l’Etat.

En effet, les destructions commises l’ont été en plein jour, à quelques mètres de la préfecture, sans la moindre intervention des forces de l’ordre. Plus grave, le préfet de la Martinique, prévenu en amont, aurait donné l’ordre de ne pas intervenir. Ainsi, le représentant de l’Etat aurait donc fermé les yeux et laissé faire.

Pourtant le 14 juin dernier, dans une allocution aux Français, Emmanuel Macron déclarait : « La République n’effacera aucune trace ni aucun nom de son histoire. Elle ne déboulonnera pas de statues. »

Une fois de plus, une fois de trop, la parole présidentielle est annihilée par la réalité des faits et la faiblesse des actes. Comme toujours, le laxisme demeure la boussole de ce pouvoir qui a substitué la violence légitime par l’impuissance légitime.

Dans un tweet polissé, Jean Castex recyclait un couplet mollasson digne de la dégradation d’un abribus : « Je condamne très fermement les actes de vandalisme commis hier à Fort-de-France. La violence, fut-elle symbolique, et la haine ne feront jamais progresser aucune cause. »

En 2020, le gouvernement de la République est passé maître des constats et des condamnations verbales. Pendant ce temps-là, les destructeurs détruisent et les dévastateurs dévastent en toute impunité.

Le gouvernement compte-t-il sortir de sa léthargie pour empêcher de nouveaux déboulonnages sauvages ?

Les auteurs des destructions à Fort-de-France vont-ils être poursuivis et sévèrement condamnés ?

Quand seront réinstallées et reconstruites les statues de Joséphine et de Pierre Belain d’Esnambuc ?