Question écrite de Bruno Bilde, député du Pas-de-Calais, à Gérald Darmanin, ministre de l’Intérieur, sur la banalisation de la violence et l’effondrement de l’Etat

M. Bruno Bilde interroge M. le ministre de l’Intérieur sur les scènes affligeantes et intolérables qui ont entaché la fête nationale dans l’indifférence invraisemblable du président de la République.

Dans la nuit du 13 au 14 juillet, à Nanterre, un bus de la RATP et un gymnase ont été incendiés par des racailles à coups de tirs de mortiers d’artifice. Le même soir, dans le département des Yvelines, trois policiers ont été blessés et 17 personnes ont été interpellées. Dans le Val-d’Oise, 19 personnes ont été interpellées et 6 personnes arrêtées en Seine-et-Marne pour des feux de voitures et de poubelles. A Bordeaux, Sedan, Beauvais et Evreux, les forces de l’ordre ont été les cibles de groupes de jeunes ultra violents. Au-delà du bilan matériel et de la dégradation du mobilier urbain, nous pouvons déplorer 8 gendarmes mobiles blessés et plusieurs policiers touchés. Lors de son intervention fleuve du 14 juillet, Emmanuel Macron n’a pas cru bon dire le moindre mot pour condamner ces agissements révoltants et apporter son soutien aux forces de sécurité durement éprouvées.

En marge des célébrations patriotiques et de l’hommage national rendu aux personnels soignants à Paris, les Français ont pu, une nouvelle fois, assister au spectacle pitoyable d’une République qui recule face aux milices d’extrême gauche. A la suite d’un rassemblement place de la Bastille, les Black Blocks ont repoussé les CRS en frappant l’un des fonctionnaires au sol. Où étaient les tirs de LBD, les canons à eau, les Brigades de répression de l’action violente motorisées qui entouraient chaque manifestation des « factieux » Gilets Jaunes ?

Dans la nuit du 14 au 15 juillet, un pompier a été gravement blessé par balle à la jambe au cours d’une intervention dans le quartier Guinette à Etampes (Essonne). Cette attaque d’une rare violence a choqué les soldats du feu mobilisés tout au long de la nuit sous protection policière. En guise de réponse, le ministre de l’Intérieur a osé déclarer sur twitter : « j’ai veillé à ce qu’une plainte soit déposée. » Est-il le ministre de la sécurité des Français ou le responsable d’une association d’aide aux victimes ? Est-il le premier flic de France ou le témoin distant des violences qui touchent les uniformes de la République ?

Ces derniers événements nous rappellent que sur le front de l’insécurité et de l’endiguement de la violence, l’Etat macroniste déserte et subit les coups.

La maison France brûle et le gouvernement regarde ailleurs.

Il faudra bien plus que de la communication musclée, de l’agitation verbale et des sauts de cabri aux quatre coins du pays pour rétablir la paix et la sécurité partout et tout le temps.

Où se trouve l’autorité de l’Etat ?