Question écrite de Bruno Bilde, député du Pas-de-Calais, à Bruno Le Maire, ministre de l’économie et des finances, sur les suppressions d’emplois prévues par General Electric à Belfort

M. Bruno Bilde interroge M. le ministre de l’économie et des finances sur le devenir des salariés français de General Electric après l’annonce de la direction du groupe américain de supprimer 150 à 200 emplois sur l’usine de Belfort.
Il y a quelques jours, les 1900 personnels d’Alstom Power System, qui fabriquent notamment des turbines à gaz et à vapeur, ont été informés de l’ouverture de négociations pour la mise en œuvre d’un plan de départs volontaires. Cette suppression de postes, en apparence sans casse ni fracas, est en droit de nous inquiéter à l’aune du passif de la société dont les garanties ne semblent jamais rien garantir. Est-ce une première étape avant un affaiblissement plus important de l’outil de production ?

En effet, le feuilleton Alstom-GE se poursuit et les 6000 emplois des sites français sont plus que jamais menacés par les grandes manœuvres et les restructurations du conglomérat américain. Rappelons que l’engagement de General Electric était de créer de l’emploi en France pas d’en supprimer.
En juin dernier, General Electric informait l’Etat français qu’il serait dans l’incapacité d’honorer sa promesse de créer 1 000 emplois nets d’ici la fin de l’année 2018 comme il s’y était engagé lors du rachat de la branche énergie du groupe français Alstom en 2015. Trois ans après, seuls 323 emplois nets avaient été créés.

Bruno Bilde demande à Bruno Le Maire d’intervenir fermement auprès de la direction de General Electric et de tout mettre en œuvre pour éviter un désastre social qui semble écrit d’avance depuis le dépeçage de notre fleuron industriel Alstom sous l’impulsion de l’ancien secrétaire général adjoint à l’Elysée, ancien ministre de l’Economie et actuel président de la République.

Dans le cadre du respect des obligations de l’accord de cession de 2015, la société General Electric a-t-elle procédé au versement des pénalités prévues soit 50 000 euros par emploi net qui n’aura pas été créé entre 2015 et 2018, ce qui représenterait une amende totale de 33,8 millions d’euros pour 677 emplois manquants ?