Chers amis, chers camarades,

Bienvenue din min coin, comme in dit ichi. Bienvenue din l’pays d’martine, qui d’vient eud’pus in pus eul’pays d’marine.

J’voudro vous dire commint j’suis heureux d’vous a’r’vire ter tous din chelle salle de ch’grand palais.

Quin j’éto tchio, m’grand-père m’disot toudis « chez zommes politiques, y mintent comme y respirent, y racontent toudis des cacoules et in tiennentent jamais paroale ».

Chers amis, je dois vous l’avouer, mon grand-père mineur avait raison.

Lorsqu’un socialiste vous dit qu’il veut le changement, c’est mal barré. Ainsi, la dernière trouvaille des amis de M. Hollande a été d’imaginer que ce geste [mime le geste du clip de François Hollande « le changement c’est maintenant »] pouvait symboliser le changement.

Si, si, allez voir sur internet ! Ils ont inventé un geste de ralliement. Si vous en croisez, dites leur d’éviter de faire ce geste en public, ils finiraient à l’hôpital psychiatrique. Car les socialistes vous promettent ça : [mime à nouveau le clip de campagne]. Mais quand ils sont au pouvoir, vous obtenez ça : [bras d’honneur].

A vous, anciens électeurs de gauche, qui êtes nombreux dans cette salle. Souvenez-vous l’espoir qui fut le vôtre avant le 10 mai 1981. Et souvenez-vous la déception qui fut la vôtre après le 10 mai 1981.

Dois-je rappeler le cortège des désillusions faisant suite à la douloureuse expérience d’un Pierre Mauroy imposant rigueur et austérité ? A vrai dire, Monsieur Mauroy était un précurseur. Ses amis socialistes grecs ne viennent-ils pas de l’imiter récemment ? N’est-il pas, après tout, le géniteur de la règle d’or et du plan d’austérité que Sarkozy fait subir à notre peuple actuellement ?

L’expérience socialiste de 1981 a abouti sur une déferlante de privatisations et d’ultralibéralisme, le tout, évidemment, avec les vannes de l’immigration totalement ouvertes pour faire plaisir au grand patronat.

Les deux décennies de socialisme que nous avons subies depuis 1981 ont dramatiquement affaibli l’Etat, au profit d’intérêts privés. Mais ces deux décennies de socialisme ont été marquées par le retour des baronnies. Car les socialistes ont réussi le tour de force de ressusciter les féodalités disparues il a 400 ans. Conseils régionaux, conseils généraux, mairies, intercommunalités : la décentralisation c’est pour le PS la poule aux œufs d’or, et parfois même, la poule aux odeurs !

Et lorsqu’on évoque les odeurs, les mauvaises odeurs, on en sait quelques chose, nous, dans le Nord-Pas-de-Calais ! Nous avons du lourd chez nous, nous avons la gauche la plus pourrie de France !

Récemment, les médias nationaux ont évoqué les affaires financières du Parti socialiste du Pas-de-Calais. Ce que la presse découvre aujourd’hui, nous l’avons dit depuis 10 ans. Lorsqu’on évoque les malversations du maire socialiste d’Hénin-Beaumont, qui peut penser un seul instant que la corruption se soit arrêtée aux frontières de cette commune ?

Le Nord Pas-de-Calais, la pompe à fric de la gauche.

Faut-il rappeler les affaires de l’ORCEP dans les années 80/90, avec les condamnations de l’ancien président du Conseil régional ainsi que de plusieurs élus ? Faut-il rappeler les affaires de certaines municipalités comme la mairie d’Auchel (communiste) qui a vu séjourner son ancien maire derrière les barreaux ?

À moins que vous préfériez que j’évoque les affaires de la mairie de Saint-Martin-les-Boulogne ? Ou de celle de Beaurains ? Ou celle de Béthune ? Évidemment, toutes ces villes sont dirigées ou été dirigées par des gens de gauche, insoupçonnables de telles dérives, qui, d’ailleurs, ont tous dans leur bureau le buste de Jaurès pour se donner bonne conscience… et oui, ces gens ont le sens de l’honneur…

Faut-il rappeler les affaires de la Soginorpa ? Cet organisme de gestion de 70 000 logements miniers de la région dont le Président, Jean-Pierre Kucheida, vient d’être gravement mis en cause pour sa gestion douteuse ? Se faire de l’argent sur les veuves de mineurs qui touchent le minimum vieillesse, c’est ignoble.

Faut-il rappeler les affaires d’Adevia, société d’aménagement de la région qui vient d’être sévèrement épinglée par la Chambre régionale des Comptes pour sa gestion opaque et les entorses aux marchés publics ?

Faut-il rappeler l’affaire du Carlton de Lille ? Dans laquelle Monsieur Roquet, directeur d’une filiale d’une énorme société de travaux publics, affirme avoir offert les services de prostituées pour décrocher des marchés. En matière de racolage, la gauche s’y connait.

Et la cerise sur le gâteau, c’est bien entendu l’affaire d’Hénin-Beaumont, avec cet ancien maire, Gérard Dalongeville, poursuivi pour détournements de fonds et corruption, et que François Hollande soutenait bras dessus-bras dessous dans les rues de ma ville. Hollande le complice de cette corruption.

Tout le monde connaissait l’ampleur des détournements de fonds à Hénin-Beaumont. Steeve Briois, Marine Le Pen, la Voix du Nord, les médias… Tout le monde, sauf Martine Aubry et François Hollande ? Peut-être ont-ils fait mine de croire la moralité de leurs représentants locaux sur la foi des jugements de l’honorable juge Pichoff. Pas de chance, celui-ci est aujourd’hui en prison pour corruption. Je te tiens par la barbichette, tu me tiens par la petite mallette… La justice dans cette région est aussi compromise que le sérail politique. D’Outreau a Béthune, il ne fait pas bon être un justiciable honnête.

Le vrai visage du socialisme dans le Nord-Pas-de-Calais, c’est celui de la crapulerie, certainement pas celui de la solidarité, de l’égalité et de la fraternité.

Chers amis, rassurez-vous le Nord-Pas de Calais n’est pas un cas à part. En Île-de-France, vous aviez les marchés truqués des lycées. Dans le sud, vous avez l’enfant de cœur Guérini. Voilà autant de raisons pour ne pas leur confier le porte-monnaie des français. Non, François Hollande, vous ne méritez pas la confiance des français.

Dans un autre domaine, François Hollande tente de nous faire croire qu’il est attaché à la laïcité… Comment peut-il sérieusement affirmer son attachement au principe de laïcité alors qu’il ne trouve rien à redire lorsque le maire de Paris organise la nuit du ramadan avec l’argent public ? Pourquoi n’a-t-il rien dit lorsque, dans le passé, Martine Aubry a capitulé face aux revendications des islamistes concernant les horaires des piscines de la ville de Lille ?

Hollande est le candidat de l’immobilisme, du maintien des féodalités, du voile pudique jeté sur les situations les plus scandaleuses.

Dans ses slogans, il nous parle de changement, mais quel changement ? Lui qui est passé maître en synthèse, c’est-à-dire en rien, ou en pas grand-chose ?

La France a besoin d’un chef pour prendre des décisions difficiles, pas d’un ventre mou ! François Hollande serait une calamité pour la France. D’ailleurs, même ses amis le disent :

– Pour Martine Aubry, Hollande « candidat du système », « n’a aucune épine dorsale. Il manque de caractère. », « Il n’est pas fiable », ou encore « Arrêtez de dire qu’il travaille. François n’a jamais travaillé, il ne fout rien »

– Pour Ségolène Royal, « Le point faible de François Hollande est l’inaction. Est-ce que les français peuvent citer une seule chose qu’il aurait réalisée en 30 ans de vie politique ? »

– Pour Arnaud Montebourg : « Hollande c’est le principal défaut du PS ». Le même déclarait en 2007 que « Ségolène Royal n’a qu’un seul défaut : son compagnon ».

Et dire que c’est avec ces gens-là que Monsieur Hollande veut gouverner…

Lors de cette campagne, même si la dénonciation de l’inaction de Nicolas Sarkozy est prioritaire, nous ne pouvons pas pour autant cacher aux français à quel point serait catastrophique le retour des socialistes au pouvoir.

La vérité c’est que les socialistes trompent le monde depuis trop longtemps, qu’ils jouissent d’une image de marque née il y a des décennies et qui n’est aujourd’hui plus justifiée.

Le Parti socialiste n’est plus le parti de la défense des classes populaires. Défendre les classes populaires, c’est procurer du travail, pas des subventions ; Défendre les classes populaires, c’est faire venir des usines, pas des immigrés ; Défendre les classes populaires, c’est aimer la France qui travaille, pas celle qui profite ;

Hollande a toutefois le mérite de la clarté : la semaine dernière, il se définissait au journal britannique The Guardian, comme de « centre-gauche, social-démocrate modéré ».Tout ce qui avait pu se dire sur Flanby, le grand méchant mou, Babar, se trouve résumé par cette formule.Déjà qu’un social-démocrate n’est pas, par définition, un grand courageux, imaginez ce que ça pourrait donner, un social-démocrate « modéré » ! Un Delors en pire ? Et quelle est la différence entre un social-démocrate modéré et un centriste mou du genou ? Hollande réussirait presque l’exploit de faire passer Bayrou pour un révolutionnaire !

Les hiérarques du Parti socialiste pensent que leur conversion à la social-démocratie est la preuve de leur réalisme. En réalité, il s’agit de la plus lâche des capitulations.

Hollande c’est cela : on le croit homme de compromis, il n’est qu’homme de compromission. Avec lui s’effondrent les derniers espoirs d’une gauche populaire, ouvriériste, productiviste, réellement en phase avec les attentes du peuple et des travailleurs. Hollande incarne cette gauche molle, castrée, boboïsée, sans courage, sans autre perspective que de se rallier toujours aux vents dominants.

Hollande, c’est Zola sans J’Accuse, c’est Jaurès sans L’Huma, c’est Blum sans les congés payés, c’est Mitterrand sans le Panthéon : quand on enlève le mythe, il ne reste rien.

La soumission des socialistes au monde de la finance et de la banque internationale était jusqu’ici plus qu’un soupçon. On savait depuis MM. Lamy et Strauss-Kahn que les dirigeants socialistes étaient solubles dans les institutions financières internationales.

Ils y appliquaient des politiques bien éloignées des slogans des campagnes électorales, se vautrant avec délice dans le libéralisme le plus caricatural. Cette fois, loin d’un mea culpa, Hollande nous refait le coup du double langage.

En 2007, il déclarait ne pas aimer les riches, lui qui, c’est bien connu, vit dans le plus complet dénuement. A son meeting du 22 janvier, il enfonçait le clou et déclarait : « Mon ennemi, c’est la finance. ».

Mais tout ça, c’est du baratin ! Ce sont des effets de manches faits par des manchots ! C’est de l’hypocrisie, une arnaque. Sa vraie relation au monde de l’argent, il vient de la livrer en allant racoler à Londres les milieux d’affaire de la City. Voilà les propos qu’il vient de leur tenir, rapporté par The Gardian : « La gauche a gouverné pendant quinze ans pendant lesquels elle a libéralisé l’économie et ouvert les marchés à la finance et à la privatisation. Il n’y a pas de crainte à avoir. » Monsieur Hollande, merci de cet aveu !

Pour la finance mondiale, en effet, les socialistes ne sont pas une menace, bien au contraire ! Les socialistes ne sont une menace que pour la France qui vit de son travail et se lève tôt. Ils n’ont jamais rien fait pour réguler les excès du libéralisme. Ils ont laissé les plus nantis se goinfrer sur le dos des Français. Vous pouvez leur faire confiance pour appliquer aux classes populaires et moyennes la rigueur qu’ils n’ont jamais réclamé à leurs amis de la gauche caviar.

La vérité c’est que voter Hollande, c’est voter Sarkozy.

Nicolas Hollande et François Sarkozy sont issus des mêmes écoles de pensée unique, ils ont les mêmes accointances, ils ont les mêmes allégeances, ils ont les mêmes conceptions du monde, de l’Europe et de la France : ils doivent être renvoyés dos à dos !

D’ailleurs, le projet socialiste, quel est-il ? Une chose frappe à sa lecture : il n’y a pas une seule promesse d’avancée sociale. En 1981, Mitterrand promettait la 5ème semaine de congés payés. En 1997, le PS mettait en place les 35 heures, même s’il y a beaucoup à redire…Dans le programme de Hollande : rien. Aucune des promesses traditionnelles de la gauche, comme l’augmentation du Smic ou des bas salaires. Rien non-plus pour les retraités. Juste des promesses de rigueur et de réduction des déficits.

Le peuple qui vote à gauche doit en être bien conscient : avec Hollande, il fait le choix de rembourser au plus vite l’argent extorqué aux Français par la finance internationale, ce qui ne marchera pas car les dés sont pipés.

Avec Hollande à la présidence, on passera directement à 1983, le tournant de la rigueur, sans passer par la case 1981, celle des avancées sociales. En temps de campagne, les socialistes parlent comme Jaurès, une fois élus, ils se comportent comme Attali.

Ah si, j’ai oublié une chose. Le grand progrès promis à la France, c’est Martine Aubry qui l’a dévoilé le soir des primaires socialistes : leur priorité est d’accorder le droit de vote aux étrangers. Le PS sait qu’il a de moins en moins à attendre du petit peuple, qu’il abuse depuis trop longtemps et qui votera massivement Marine Le Pen.

Les choses sont claires : aujourd’hui le PS délaisse les français pour draguer les 200 000 étrangers qu’a laissé entrer Nicolas Sarkozy sur notre territoire. Le PS est donc ainsi à la recherche d’un peuple de substitution. Inch’allah : demain avec Hollande, les femmes mettront-elle une burqa pour pouvoir entrer dans un bureau de vote ?

Autre projet phare du candidat socialiste : une vielle mesure déjà testée, déjà disqualifiée, à savoir, les emplois jeunes. Même rebaptisés « contrats d’avenir », il s’agit toujours de 150 000 emplois de sous-fonctionnaires, rémunérés par de l’argent public, pour des tâches dites de service public, mais sans en avoir ni le statut ni les perspectives. Les bénéficiaires seraient, évidemment, les « jeunes » des zones urbaines sensibles. Suivez mon regard. Cette recette indigeste viendra s’ajouter à la quarantaine de dispositifs d’aide à l’emploi des jeunes qui ont déjà été mis en place depuis la fin des années 1970.

Mais, le pire avec Monsieur Hollande, c’est qu’il n’est pas seul. Il n’est que le porte-étendard bonhomme de l’armée des revenants qui lui servent d’équipe. Vous savez qui s’occupe du projet de Hollande : Michel Sapin et Laurent Fabius. Même vu de Hollande, ça sent le sapin. Avec Fabius on transfuse l’économie par le sang des pauvres. Vous me direz depuis l’affaire du sang contaminé, il sait ce que c’est !

Avec une rare indécence, les hiérarques socialistes sont déjà en train de se partager les responsabilités. Au vu et au su de tous, sans même chercher à sauver les apparences : Royal s’annonce elle-même au perchoir de l’Assemblée nationale, Delanoë lorgne sur le Logement et Fabius est donné au Quai d’Orsay, …

Ce même Fabius qui estimait en avril 2011 : « Franchement, vous imaginez Hollande président de la République ? On rêve ! »

Alors à tous ceux qui, bien que déçus et désabusés, pensent encore mettre le bulletin Hollande dans l’urne en mémoire d’une Gauche disparue et souillée, je les invite à réfléchir.

Car les valeurs que la gauche s’attribue et souille en permanence : le travail, la solidarité sociale, l’abnégation, il y a encore quelqu’un pour les porter, les respecter et les concrétiser : c’est notre candidate Marine Le Pen !

La seule et réelle opposante à Sarkozy, à sa politique ultralibérale et insécuritaire, à l’injustice, aux affaires, à la mise à sac de notre nation, ça n’est surement pas Hollande. C’est Marine, petite fille d’un patron pécheur mort pour la France, fille d’un tribun visionnaire, fille de France, avocate du peuple et, j’en suis sûr, future présidente de la république !


Steeve Briois
Lille, 19 février 2012