Discours de Jordan Bardella à Nîmes

Jordan Bardella

Communiqué

04 mars 2026

Seul le prononcé fait foi

Monsieur le député européen, mon cher Julien Sanchez,

Ma chère Sylvie, Mon cher Yoann,

Mes chers amis du Gard, Merci d’être là.

Merci d’avoir répondu présent, ce soir, à Nîmes, à moins de douze jours du premier tour des élections municipales.

Je suis heureux et honoré d’être à vos côtés ; à tes côtés mon cher Julien dans

cette ultime ligne droite de la campagne qui te conduira - j’en suis convaincu - à la victoire !

Nîmes n’est pas n’importe quelle ville du Gard.

Autour de nous, chaque rue de la commune raconte l’identité et les traditions de cette région. Les pierres des Arènes de Nîmes répondent aux cloches de la Cathédrale Notre-Dame-et-Saint-Castor.

Nîmes, c’est plus de 2000 ans d’histoire, et je suis fier - mes amis -, très fier, de constater que vous n’êtes pas de ceux qui ont le passé honteux.

Ici plus qu’ailleurs, on se souvient à quel point notre histoire est romaine par la force, chrétienne par l’âme, et bien sûr française par le destin.

En ces temps, où l’on voudrait nous faire croire que notre histoire serait un fardeau. Où l’on voudrait nous faire douter de ce que nous sommes. Où l’on voudrait nous convaincre que pour avancer, il faudrait effacer notre identité et nos traditions, je sais que vous, Gardoises et Gardois, vous ne baissez jamais les yeux.

Je sais que vous ne renierez jamais ni vos racines, ni vos clochers, ni vos arènes.

Je sais que vous ne laisserez personne vous expliquer que la France devrait s’excuser d’être la France.

Alors oui, Gardoises et Gardois, vous avez raison d’être là. Vous avez raison d’être fiers. Fiers de votre histoire. Fiers de votre identité. Fiers d’être Français.

Mes amis… Il nous reste deux semaines ! Moins de deux semaines seulement nous séparent de premier tour des élections municipales, qui auront lieu les dimanches 15 et 22 mars prochains.

Jamais, dans toute son histoire, le Rassemblement National n’a présenté autant de listes dans autant de territoires.

Après deux mandats d’Emmanuel Macron, la France ne s’est pas redressée : elle s’est affaiblie. Notre dette a explosé, notre autorité s’est érodée, notre cohésion s’est fragilisée.

On nous avait promis l’efficacité et la modernité ; nous avons récolté l’instabilité et le socialisme en pire.

La renaissance de notre pays que nous construisons chaque jour, avec Marine et avec vous tous, repose sur un principe

simple : rétablir du bon sens dans la gestion de nos communes aujourd’hui, et demain dans la conduite du pays.

Le bon sens, ce n’est pas une formule. C’est une méthode.

C’est considérer que la première mission d’un maire est de protéger ses habitants.

C’est comprendre que la loi et l’ordre ne sont pas une option, mais une condition préalable à tout le reste : au développement économique, à l’attractivité, à la qualité de vie.

Sans sécurité, il n’y a pas de liberté réelle. Sans autorité, il n’y a pas de prospérité.

Il suffit de regarder ce qui a été accompli à Beaucaire, sous l’autorité de Julien Sanchez, puis de Nelson Chaudon (que je salue).

En 2014, la ville était en difficulté, marquée par l’insécurité et la désorganisation.

Beaucoup considéraient la situation comme inévitable. Julien a refusé cette résignation : il a fait de l’ordre public une priorité claire, renforcé la police municipale, assumé pleinement l’autorité municipale.

Et il a rappelé une chose simple : la loi n’est pas une option.

Les résultats ne doivent rien au hasard : quand l’ordre revient, la confiance revient, les commerces rouvrent, les familles restent, et les investissements suivent.

Beaucaire n’est pas un cas isolé ; c’est la démonstration que la fatalité recule quand la volonté politique avance, que nous pouvons, concrètement, améliorer la vie des Français !

Et disons-le, ce travail local a irrigué l’ensemble du département.

Nos victoires aux législatives dans le Gard ne sont pas le fruit d’un hasard électoral :

elles sont la conséquence d’une crédibilité acquise sur le terrain.

Qu’il me soit permis ici, de saluer et de féliciter nos talentueux députés : Yoann Gillet, Sylvie Josserand, Nicolas Meizonnet, Pascale Bordes, Pierre Meurin, et notre allié de l’UDR Alexandre Allégret- Pilot !

Mais pendant que certaines communes se redressent, d’autres continuent de s’enfoncer.

À Nîmes comme ailleurs, le narcotrafic s’installe durablement, la violence devient

insoutenable, des quartiers entiers vivent sous la loi des bandes et des dealers.

Les chiffres sont sans appel : agressions, cambriolages, refus d’obtempérer, atteignent des niveaux inédits.

Il y a six ans déjà, tu t’en souviens mon cher Yoann, nous étions allés ensemble dans le quartier de Pissevin, l’un de ces territoires qui comme tant d’autres vit au rythme des règlements de comptes et du narcotrafic.

Nous y avions rencontré des habitants en colère, des Français abandonnés, des honnêtes gens aux revenus trop modestes pour fuir et déménager.

Regardez ce qui est en train de se passer en ce moment même au Mexique, où le pays est mis à feu et à sang par un cartel de drogue qui a vu son leader être éliminé par la police.

Les représailles s’organisent en pleine rue, les commerces sont attaqués, l’aéroport est incendié, des innocents délibérément visés.

Nous refusons que ces scènes de guerre ne deviennent bientôt réalité partout en France.

Régulièrement, dans certains quartiers de Nîmes, nous assistons à des règlements de comptes à l’arme de guerre, à des représailles entre bandes rivales qui provoquent des victimes collatérales. Déjà, des trafiquants contrôlent certains territoires et y imposent leurs lois.

Si nous ne faisons rien, si nous laissons ces pouvoirs parallèles se renforcer encore et nos quartiers se mexicaniser, c’est toute la stabilité du pays qui sera mise gravement danger.

Quand l’État recule, les trafiquants avancent.

Quand les lois ne sont plus appliquées, le désordre s’installe.

Quand le système judiciaire est laxiste, la récidive des criminels est une évidence.

Quelle entreprise voudrait s’installer dans une ville où l’on tire à l’arme de guerre ?

Qui investira dans des quartiers où les rues sont des coupe-gorges une fois la nuit tombée ?

Quel touriste viendra visiter un pays si celui-ci vit, année après année, des taux records d’agressions, de vols et de cambriolages ?

Quel propriétaire consentira à investir dans un logement si celui-ci risque d’être squatté sans que l’Etat n’intervienne pour protéger la propriété privée ?

Dès le 22 mars prochain, nos mairies prendront toute leur part à cette lutte existentielle pour la sécurité des Français.

À la tête de nos mairies, les polices municipales sont renforcées. Elles seront équipées, soutenues et respectées.

Bien sûr, tous les problèmes ne seront pas réglés simplement au niveau municipal.

Il faudra, pour cela, remporter la mère des

batailles, l’élection présidentielle l’an
prochain, si   nous voulons   rendre aux
Français leur   droit légitime   à   une vie
paisible.      

La France est aujourd’hui le pays le plus laxiste d’Europe à l’égard des délinquants et des criminels. Notre cap est clair : en faire l’Etat le plus sévère à l’égard de tous ceux qui menacent la sécurité des honnêtes citoyens.

Nous mettrons fin à des décennies de culture de l’excuse.

Trop longtemps, on a cherché des circonstances atténuantes là où il fallait rappeler des principes. Trop longtemps, on a EXPLIQUÉ la violence au lieu de la SANCTIONNER.

Nous croyons, nous, dans la responsabilité individuelle : nous croyons que la liberté implique le devoir. Et que sans responsabilité, il n’y a ni justice, ni ordre.

Un délinquant n’est pas une victime de la société. Il est responsable de ses actes, et il doit en répondre.

Et lorsque, s’agissant des plus jeunes, il y a des carences éducatives avérées, et bien nous ferons le choix de responsabiliser les parents, en supprimant les aides sociales aux parents de mineurs récidivistes !

Pour le reste, tout sera mis en œuvre pour que la France renoue avec la sérénité qu’elle mérite.

Parce que brutaliser une femme ou un homme doit retrouver un caractère sacré dans notre droit, nous supprimerons l’aménagement de peines pour les atteintes à l’intégrité physique.

Nous rétablirons des peines planchers pour briser la récidive.

Nous mettrons fin aux remises automatiques de peines.

Et, bien sûr : nous expulserons les délinquants et criminels étrangers.

Cette exigence d’autorité vaut aussi pour la protection d’un droit fondamental : la propriété.

La propriété privée n’est pas un privilège. Elle est un pilier de notre République. Elle est le fruit du travail, de l’effort, parfois d’une vie entière d’économies.

Or aujourd’hui, que voit-on ? Des propriétaires contraints d’attendre des mois, parfois des années, pour récupérer leur bien. Des familles impuissantes face à des squatteurs qui violent la loi… et restent pourtant dans les lieux.

C’est une inversion insupportable des valeurs.

Dans une société juste, celui qui occupe illégalement un logement est en tort.

Dans une société saine, l’État protège le propriétaire, pas l’occupant illégal.

Si demain nous sommes au pouvoir, nous donnerons une instruction simple : lorsqu’un logement est squatté, l’expulsion devra être immédiate et la force publique interviendra systématiquement pour faire RESPECTER le droit des honnêtes gens ainsi que la propriété privée !

Pour nous, l’’autorité de l’État ne se négocie pas, et la loi n’a de sens que si elle est appliquée.

Protéger la propriété, c’est protéger le travail.

Protéger le travail, c’est protéger la dignité de ceux qui se lèvent tôt.

Et un gouvernement qui protège les honnêtes gens est un gouvernement respecté.

Parce que nous refusons le déni, nous nous intéresserons aussi à une vérité simple : une immigration incontrôlée fragilise la cohésion nationale et rend impossible toute lutte sérieuse contre l’insécurité.

Un pays qui ne maîtrise plus ses frontières ne maîtrise plus son destin.

Un État qui subit les flux ne décide plus de sa politique.

Nous voulons reprendre le contrôle.

Si les Français nous élisent, nous organiserons dès notre élection un grand référendum sur l’immigration.

Non pas pour un débat confisqué dans des commissions sans lendemain.

Non pas pour une réforme technocratique de plus.

Mais pour une décision claire, tranchée et souveraine.

Notre pays n’a pas vocation à devenir l’hôtel du monde entier, ni un guichet social sans conditions. Notre pays doit rester une nation organisée, exigeante, et respectée.

Ce référendum permettra de soumettre aux Français un véritable bouclier juridique et politique comprenant des mesures que beaucoup attendent : la maîtrise effective des frontières, la suppression du droit du sol, ou encore la priorité nationale pour les familles françaises dans l’accès aux allocations et au logement social.

Reprendre le contrôle de l’immigration, ce n’est pas se fermer au monde. C’est, au contraire, redevenir maître chez soi.

Alors, mon cher Julien, à toi de poser, ici à Nîmes, comme nos candidats partout en France, les premières pierres du sursaut national que les Français attendent.

Tu l’as prouvé durant plus de 10 ans à la tête de la mairie de Beaucaire, avec talent et détermination : le bon sens dans nos mairies, c’est aussi la fidélité à ce que nous sommes.

Notre patrimoine français n’est pas un décor planté là par hasard. Il est une transmission, une mémoire vivante, et le socle sur lequel repose notre grandeur.

À Beaucaire, les crèches provençales ont retrouvé leur place dans la mairie. Non par provocation, mais parce qu’elles font partie de notre histoire, de nos traditions, de ces racines chrétiennes qui ont forgé deux mille ans d’histoire française et européenne.

Qu’il me soit permis ce soir de rappeler ces principes simples auxquels nous tenons : Nous n’avons pas à nous excuser de qui nous sommes.

Nous n’avons pas à dissimuler nos racines. Une nation qui efface ses symboles finit toujours par s’effacer elle-même.

Alors, à Nîmes comme partout, nous défendrons les principes et les valeurs qui fondent notre civilisation : la laïcité, l’égalité entre les hommes et les femmes, et le respect de chacun.

Nous refuserons le communautarisme, parce qu’il fragmente la société et enferme les individus dans des appartenances imposées. Nous combattrons l’islamisme, non pas une religion, mais une idéologie qui cherche à imposer l’ensemble de ses interdits à toute la société française.

Dans nos mairies, la règle sera simple. Dans l’espace public, la loi de la République s’applique à tous, sans exception et sans aménagement :

Pas d’horaires séparés dans les équipements municipaux.

Pas d’adaptation des services publics à des revendications politico-religieuses.

Pas de financement public d’organisations qui ne respectent pas les principes républicains.

=> Chaque euro d’argent public devra servir l’intérêt général.

Le bon sens dans nos mairies, c’est donc, aussi, une gestion saine des deniers publics.

Une commune n’est pas un laboratoire idéologique, c’est une maison commune. Et une maison se tient avec des comptes équilibrés.

Dans les villes que nous dirigeons, la fiscalité est maîtrisée, parce que nous savons que chaque euro prélevé est un euro gagné par votre travail. Nous refusons d’augmenter les impôts, et une fois que nos efforts paient, nous les baissons.

A Hénin-Beaumont, dans le Pas de Calais, depuis l’arrivée aux affaires de notre ami Steeve Briois, la fiscalité locale a baissé à neuf reprises. À Perpignan, Louis Aliot a été sacré par le magazine Challenges comme troisième meilleur maire de France, salué pour la qualité de sa gestion municipale.

Pendant que certains à Paris votent des budgets socialistes toujours plus lourds, pendant que l’État multiplie les taxes pour masquer ses propres erreurs, nous faisons le choix inverse : celui de dépenser moins et de dépenser mieux, pour taxer moins.

Un pays ne se redresse pas en pressurant ceux qui produisent. Une ville ne prospère pas en décourageant ceux qui entreprennent.

Le bon sens, c’est aussi réaffirmer que la richesse d’un territoire vient de ceux qui créent, investissent, et innovent.

C’est pourquoi, à la différence des mairies de gauche qui multiplient les contraintes et les normes, nous appelons les entreprises françaises (petites, moyennes et grandes), les artisans, les commerçants, les indépendants, à venir s’installer dans les communes que nous administrons.

Chez nous, vous trouverez de la stabilité. Chez nous, vous trouverez de la sécurité.

Chez nous, vous trouverez une équipe municipale qui considère l’entreprise non comme un adversaire, mais comme un partenaire.

Car il n’y aura pas de nouvelle prospérité française sans nos entreprises. Il n’y aura pas de pouvoir d’achat durable sans création de richesses. Il n’y aura pas d’emplois prospères sans entrepreneurs confiants.

Alors, à tous les chefs d’entreprise qui m’écoutent ce soir :

vous êtes les bienvenus.

Dans nos communes, on ne suspecte pas la réussite, on l’encourage.

Mes amis,

Cette politique de bon sens est à portée de main. Les 15 et 22 mars prochains, vous aurez un choix clair : continuer comme avant, ou ouvrir la voie au redressement. Alors, partout où une liste du RN et de nos alliés de l’UDR est présente : soutenez-la.

Et n’oubliez jamais : le changement ne tombera pas du ciel. Lorsque le peuple vote, le peuple gagne !

Avant de conclure, je voudrais revenir avec vous sur la tragédie qui a frappé la France, le 14 février dernier, à Lyon, avec la mort d’un jeune homme lynché à mort pour ses idées.

En votre nom à tous, je veux tout d’abord adresser, à nouveau, mes condoléances à la famille du jeune Quentin, à ses amis, à tous ses proches.

Quentin avait 23 ans. Il est mort parce qu’il a croisé la route de l’extrême gauche, de ces milices violentes affiliées à LFI, qui dégradent, qui intimident, menacent, agressent, et désormais qui tuent.

Après le décès tragique du jeune Quentin, nous pensions naïvement que Jean-Luc Mélenchon serait gagné par la décence.

Mais rien ne le fait taire, pas la même la douleur d’une famille qui a perdu un fils.

Pas même la mort d’un jeune Français de

23 ans, dans des conditions tragiques, n’arrête ce flux ininterrompu d’outrances, d’appels à la haine et de violences verbales devenus sa manière officielle de faire de la politique.

Le leader de l’extrême gauche a fait ses choix : sa milice plutôt que la police, la violence politique plutôt que la démocratie,

le communautarisme plutôt que la Nation unie, le drapeau du Hamas plutôt que l’étendard tricolore.

La mort tragique de Quentin doit servir à une prise de conscience nationale.

En France, comme dans toute grande démocratie, il ne sera jamais acceptable de pouvoir mourir pour ses idées.

Demain à la tête du gouvernement, nous dresserons la liste des organisations qui portent atteinte à la sécurité nationale ; nous mettrons les individus violents et les agitateurs à l’écart du débat démocratique.

Ces milices d’ultra-gauche seront traitées comme ce qu’elles sont, à savoir des organisations terroristes qui aspirent à imposer le chaos en France.

Enfin, mes amis, le Président de la République s’est adressé ce soir aux Français sur un sujet grave et important : la situation internationale, après les événements survenus ce week-end.

Les Etats-Unis et Israël ont décidé de frapper l’Iran qui, en représailles, a choisi de conduire des actions terroristes contre plusieurs États du Moyen-Orient, dont plusieurs partenaires et amis de la France.

Je veux, en premier lieu, avoir une pensée pour nos militaires engagés dans la région, pour nos soldats de la base militaire française d’Abu Dhabi qui défendent et protègent, loin d’ici, les intérêts de notre pays.

Et je le dis aussi : personne ne regrettera l’ayatollah Khamenei - à part peut-être M. Mélenchon.

Personne ne regrettera qu’un régime terroriste perde, un à un, ses plus hauts dignitaires.

Mais notre responsabilité, et parce que nous sommes la France, est de voir bien plus loin que cela.

Le conflit qui s’ouvre aujourd’hui au Moyen- Orient n’est pas un épisode isolé. Il s’inscrit dans un mouvement plus profond : celui d’un monde incertain, faits de troubles et de brutalité retrouvée.

Depuis plusieurs années, l’ordre international vacille. La pandémie de Covid a révélé nos dépendances. La guerre en Ukraine a rappelé que la paix en Europe n’était plus acquise. Les massacres du 7 octobre  2023,   comme  les  attentats

islamistes commis en Europe, ont montré que la barbarie n’appartenait pas au passé. Et désormais, tout le Moyen-Orient s’embrase à son tour.

Ces secousses ne sont pas des accidents de l’Histoire. Elles dessinent les contours d’un monde instable, bousculé, traversé par des Etats-puissances - rappelant les Empires d’hier - qui s’affrontent sans retenue.

Dans ce monde-là, les nations faibles disparaissent ; les nations hésitantes subissent ; les nations divisées déclinent.

Nous refusons de voir la France devenir spectatrice de cet ordre mondial, malmenée par les événements, soumise et devenue la variable d’ajustement des ambitions des autres.

La réponse au désordre du monde n’est ni la naïveté ni l’effacement.

La réponse, c’est la puissance.

La puissance diplomatique, pour parler d’égal à égal.

La puissance militaire, pour dissuader et être craint.

La    puissance    économique,    pour    ne dépendre de personne.

La puissance politique, pour décider souverainement.

Bâtir cette puissance suppose d’abord de renouer avec nous-mêmes. Avec notre histoire. Avec la conscience de ce que nous sommes.

La France n’est pas un pays ordinaire. Elle porte une voix singulière, une vision du monde, une exigence d’indépendance.

Encore faut-il avoir la volonté de l’assumer, défendre nos intérêts stratégiques sans trembler, faire respecter la parole de la France.

Quand un État, comme l’Algérie, multiplie les provocations, quand il teste notre détermination, l’absence de réaction n’est pas de la prudence : c’est un signal de faiblesse.

Et dans le monde d’aujourd’hui, la faiblesse appelle la soumission.

Dans le tumulte du monde, une chose demeure : les nations qui s’affirment écrivent l’histoire.

Les autres sont destinées à la subir.

Alors oui, la France doit redevenir une puissance d’équilibre : une puissance en paix à l’intérieur, une puissance respectée et crainte à l’extérieur.

Face au risque d’envolée des prix de l’énergie provoquée par la situation au Moyen-Orient, l’État français et l’Union européenne doivent, dès à présent, commencer à anticiper.

Nous le savons : Quand le monde tremble, les marchés s’affolent. Et lorsque le baril de pétrole grimpe et que le gaz flambe, ce sont toujours les mêmes qui paient : les familles françaises, les artisans, les transporteurs, ou encore les agriculteurs.

Parce que nous refusons que les Français soient, une fois de plus, les victimes collatérales du désordre mondial, nous demandons deux choses.

Première exigence : si les prix explosent, la fiscalité sur le carburant doit baisser immédiatement. Les taxes sur l’énergie doivent être réduites en cas de flambée brutale.

Et qu’on ne vienne pas nous dire que cela serait impossible : la hausse mécanique des bases fiscales compensera la baisse des taux…

Il serait moralement inacceptable que l’État s’enrichisse sur le dos des Français en profitant d’une crise internationale.

Deuxième exigence : suspendre sans délai les règles européennes qui indexent artificiellement le prix de notre électricité sur celui du gaz.

La France produit massivement une électricité nucléaire à bas coût. Pourquoi les Français devraient-ils la payer au prix du gaz international ?

Ce mécanisme est absurde, pénalisant, contraire à notre intérêt national : nous devons rétablir un prix national de l’électricité, fondé sur nos coûts réels de production.

Quand on a la chance d’avoir un parc nucléaire performant, on le met au service de son peuple, et non au service de dogmes bureaucratiques.

Mes chers amis,

Dans moins de douze jours, vous ne glisserez pas simplement un bulletin dans une urne.

Vous prendrez position. Vous trancherez. Vous direz au pays dans quelle direction il doit aller.

Ce vote ne sera pas un geste administratif. Ce sera un acte de souveraineté.

Chaque grande alternance commence par un sursaut.

Chaque redressement commence par du courage.

Et ce courage, il est entre vos mains.

Alors, mes amis, levons-nous. Non par colère, mais par fidélité.

Fidélité à ceux qui nous ont précédé. Fidélité à ceux qui nous succéderont. Fidélité à cette patrie qui mérite que nous nous battions pour elle.

Et une fois de plus, souvenez-vous : quand le peuple vote, le peuple gagne.

Vive le Rassemblement National, Vive le Gard,

Vive la République, Et vive la France.

Jordan Bardella

Communiqué

04 mars 2026

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