Seul le prononcé fait foi
Mes chers compatriotes, De métropole,
D’Outre-mer
Et de l’étranger,
Ce soir, au terme du second tour des élections municipales, la démocratie française a parlé et nos compatriotes ont rendu leur verdict.
Je veux d’abord adresser mes félicitations républicaines à l’ensemble des maires élus ce soir, et ce quelle que soit leur sensibilité.
Être maire de France est une charge inestimable ; une responsabilité lourde, exigeante, souvent rude, parfois ingrate, mais si essentielle à la vie des Français.
Dans chacune de nos communes, dans chacun des villages, les 36 000 maires de France sont les premiers visages de la République française. Ils en incarnent la continuité, l’autorité et la proximité.
À tous, je veux dire ma considération et mon respect. Nous leur souhaitons courage et réussite dans leur engagement au service de la Nation tout entière.
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Mais ce soir est aussi et surtout celui de la victoire et de l’espérance. Le Rassemblement National et ses candidats réalisent ce soir, dans cette élection municipale, la plus grande percée de toute son histoire.
Lors du premier tour des élections dimanche dernier, nos maires ont été plébiscités partout, des villes remportées dès le premier tour, et près de 1 300 élus municipaux ont été élus sur tout le territoire.
À l’issue du second tour, nous sommes en mesure de compter de nouvelles victoires par dizaines, dont nous sommes plus que fiers. Je ne peux toutes les citer :
Agde, Carcassonne, Liévin, Montargis, Tarascon, Carpentras, Orange, Castres, La Flèche, La Seyne-sur-Mer, deuxième ville du Var, Saint-Avold, Menton, à Nice, cinquième ville de France, avec la victoire de notre allié et ami Eric Ciotti.
Et, bien sûr, dans de nombreuses autres communes aux quatre coins du pays.
À Marseille, comme partout ailleurs, le Rassemblement National et ses alliés s’imposent comme la première force d’opposition, désormais seul rempart contre la gauche extrême.
A l’issue de ce scrutin, jamais le RN et ses alliés n’ont compté autant d’élus en France.
Dans plusieurs dizaines de communes, nous sommes appelés à faire nos preuves et à améliorer la vie quotidienne des Français : nous serons au rendez-vous de cette espérance.
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Ces victoires, nous le savons, ne sont pas des victoires de circonstance.
Elles sont l’expression d’un basculement profond et d’une dynamique chaque jour plus puissante en faveur de nos idées.
Elles traduisent la fin d’un vieux monde à bout de souffle, l’épuisement de pratiques politiques déconnectées du réel, et le rejet clair des combinaisons d’appareil qui trahissent l’esprit démocratique.
Dès demain, ces équipes municipales seront au travail.
Elles agiront pour rétablir la sécurité, première des libertés.
Elles défendront la paix fiscale, en refusant toute augmentation d’impôt pesant sur les familles et les entreprises.
Elles restaureront des services publics efficaces, dignes et accessibles.
Enfin, elles soutiendront nos entrepreneurs, nos industriels, nos commerçants, nos artisans, afin de redonner vie à nos territoires et prospérité à la France.
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Ce soir, là où ils nous ont accordé leur confiance, les Français ont aussi plébiscité une certaine idée de la France.
Une France qui refuse le désordre et la violence, qui rejette le déclassement, et la fatalité.
Une France qui veut vivre en paix, fière de son histoire, de ses racines et de ses valeurs, désireuse de renouer avec sa puissance et sa grandeur millénaire.
Je le dis avec gravité : notre pays est à la croisée des chemins.
Cette campagne électorale aura révélé, avec une clarté implacable, l’emprise idéologique de la France Insoumise et de Jean-Luc Mélenchon sur l’ensemble de la gauche française.
Partout, les renoncements se sont accumulés, les digues ont cédé, les anciennes nuances se sont effacées au profit d’une ligne violente assumée et revendiquée, mais ce soir désapprouvée par les Français.
Derrière les alliances à gauche, c’est le projet mélenchonniste qui se dessine : le désarmement de la police, l’alourdissement des impôts sur les Français qui travaillent, ou encore les atteintes répétées à des principes fondamentaux comme le droit de propriété.
Chacun doit en mesurer avec lucidité la portée et les conséquences.
S’agissant de la droite LR, ces élections auront également agi comme un révélateur puissant, presque brutal, des contradictions qui la traversent.
En refusant l’alliance à Nîmes ou à Marseille, ils portent la lourde responsabilité de livrer ce soir deux grandes villes françaises au désordre de l’extrême gauche.
Lorsque sur le terrain, des candidats de droite courageux ont fait le choix du bon sens et de la cohérence, en assumant des rapprochements avec le RN, ceux-là ont trop souvent été sanctionnés, désavoués, parfois même exclus par leur propre direction nationale.
Dans le même temps, ces dirigeants de LR, si prompts à condamner localement toute forme de convergence, ne manifestent aucune réserve lorsqu’il s’agit, à l’échelle nationale, de gouverner aux côtés de ceux-là même qu’ils prétendent combattre : les macronistes et les socialistes.
Cette incohérence n’est plus tenable. Ce décalage, les Français le voient davantage à chaque élection et en tireront, un jour, définitivement les conséquences.
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À quelques mois d’élections consulaires et sénatoriales, à moins d’un an d’une campagne présidentielle et législative déterminante pour le destin de la France, je mesure pleinement la responsabilité qui est désormais la nôtre.
Les succès de ce soir ne sont pas un aboutissement. Ils sont un commencement.
Le commencement, pour la France, d’une renaissance patiente, sérieuse, déterminée.
Le commencement d’une alternance qui devra, demain, s’incarner à l’échelle de la Nation tout entière.
En défendant l’union nationale, en refusant toute logique de tension, le RN est devenu cette force tranquille dont la France a besoin pour entamer sa renaissance.
Avançons, ensemble, avec calme, avec force, et avec espérance.
Vive la République, Vive la France.