[pk_full_width]
[pk_youtube_player width=”620″ height=”377″ align=”none” autoplay=”false” video_id=”QDPsIuP7aj8″]
[/pk_full_width]

Mesdames, Messieurs,

Je vous remercie de votre présence à cette conférence de vœux à la presse qui me permettra d’évoquer directement les problématiques qui vous concernent, vous journalistes, et avant cela de dessiner un cap pour cette année 2013, à destination cette fois de l’ensemble des Français.

Pour commencer, je vous souhaite à toutes et à tous, et à travers vous, à l’ensemble de votre profession, une très bonne année 2013. J’ai une pensée pour vos confrères disparus ou blessés dans l’exercice de leur métier. J’adresse à tous les journalistes un message de soutien dans le travail qu’ils mènent dans certains endroits de la planète pour l’émergence de la vérité et de la transparence.

Je ne vais pas m’attarder sur la situation actuelle de la France.
Nos compatriotes mesurent par eux-mêmes à quel point elle est difficile à tout point de vue, et à quel point le gouvernement socialiste de Messieurs Ayrault et Hollande se révèle aussi incapable que le précédent gouvernement Sarkozy à redresser la barre.

Soumis à tous les dogmes qui sont les œillères des élites françaises depuis des années, ce gouvernement n’est bien évidemment pas en mesure de tenir ses promesses et de régler les douloureux problèmes qui se posent à notre pays et à nos compatriotes : chômage de masse, pouvoir d’achat en berne, précarité grandissante, immigration légale et clandestine en hausse constante depuis 10 ans, insécurité, communautarisme, école affaiblie, drames de l’isolement et de la solitude.

Il manie l’enfumage sociétal, voudrait occuper pendant des mois les Français sur des sujets qui ne sont pas au cœur de leurs problèmes quotidiens, et trouve face à lui une UMP encore en campagne interne qui joue le rôle de partenaire idéal dans la grande pièce de théâtre du système : “je fais semblant de taper, et tu fais semblant d’avoir mal !”…

En réalité, le gouvernement Ayrault n’est pas plus que les gouvernements Fillon un gouvernement au sens réel du terme : il ne gouverne pas, mais il gère. Et le président de la République François Hollande n’est pas un président au sens plein du terme, pas plus que ne l’était Nicolas Sarkozy : il ne préside pas : il parle, il divertit, il meuble.

Pourquoi en effet l’échec, la déception, la désillusion systématique après chaque “alternance”, avec de gros guillemets autour d’alternance ? Les Français doivent profiter de cette année sans élections pour réfléchir posément à cette question de fond. Certains ont commencé de le faire, d’autres doivent maintenant ouvrir les yeux.

Je leur livre mon élément de réponse : chers compatriotes, les gens et les partis que vous mettez au pouvoir ne sont pas des responsables politiques. Ils sont des animateurs, des communicants chargés d’adapter, de soumettre la France à toutes les exigences de la mondialisation la plus sauvage. PS, UMP sont des partis de la mondialisation, ce sont des partis mondialistes. Nous sommes nous le parti de la France.

La mondialisation sauvage, c’est le règne absolu de la finance, c’est la disparition de toutes les entraves au commerce et au règne de l’argent roi. C’est donc la disparition des frontières économiques, et la dissolution voulue des Etats nations, de leur vocation protectrice.

Ce sont les délocalisations, et chez nous le chômage de masse qui s’installe. C’est également le démantèlement des systèmes de protection sociale.

La mondialisation sauvage c’est le dogme de “la concurrence libre et non faussée”, et donc la disparition progressive de nos services publics, l’affaiblissement d’un Etat qui régule, la négation d’un Etat stratège.
C’est la disparition des frontières migratoires : on le sait, le grand patronat est avide d’immigration pour faire baisser les salaires et dans la mondialisation sauvage tout ce qui contribue à affaiblir l’unité des peuples est le bienvenu.
C’est le nivellement par le bas, la course à la médiocrité et la vulgarité mercantiles, et donc une école de la République rabaissée.
C’est le règne du banquier et du technocrate à sa botte, c’est donc la mise à l’écart des peuples, de la souveraineté nationale et populaire et de la démocratie.

C’est le modèle individualiste qui se réfugie dans une pseudo appartenance communautaire, c’est le communautarisme à l’anglo-saxonne contre la nation et le sentiment national. C’est la mise au ban de la famille, des cellules protectrices de notre société, c’est une vision utilitariste et mercantile des rapports humains.

C’est enfin un monde sous tutelle diplomatique et militaire de Washington, contre l’équilibre des forces, notre indépendance nationale et la voix de la France, pourtant tellement attendue par les peuples du monde !

Sur notre continent, le relais de la mondialisation sauvage est l’Union européenne, qui accélère plus que nulle part ailleurs dans le monde ces dérives. En toute logique, elle fait l’objet d’une vénération sans limite de la part du PS et de l’UMP.

Je ferai et nous ferons au Front National de 2013 l’année de la lutte contre la mondialisation sauvage et pour le réarmement de notre pays afin de lui donner une nouvelle espérance.

Je l’ai dit lors de mes vœux aux Français à la Saint-Sylvestre : je veux faire de 2013 l’année du retour de la France. C’est cela que ça signifie.

Oui, en 2013 nous serons la seule force qui luttera réellement contre la mondialisation sauvage, qui proposera un autre modèle, patriote, national, moral et populaire.

Un modèle qui vise à sortir le peuple français des griffes du désespoir pour le mettre sur le chemin du véritable progrès et de la libre conduite de son destin.

Notre modèle est patriote et national, parce qu’il se fonde sur la force de la Nation , une Nation moderne et inscrite dans les réalités de son temps, une Nation forte et capable de se battre à armes égales dans les grandes batailles planétaires, et pas une Nation laissée à l’abandon dans une Europe à l’écart de la prospérité mondiale, pas une Nation tentée en permanence par la repentance, le pessimisme et finalement le repli sur elle-même.

Notre modèle est moral parce qu’il veut que la droiture et la transparence partout s’imposent. Sans morale publique au plus haut niveau de l’Etat, il est illusoire d’attendre de nos concitoyens en rupture avec nos lois qu’ils reviennent dans le droit chemin. Tant il est vrai que « lorsque les peuples cessent d’estimer, ils cessent d’obéir ».

L’Etat doit agir avec la plus grande fermeté contre la délinquance et le crime, mais il ne parviendra à pacifier les relations humaines que si les affaires de la France sont conduites de manière irréprochable, que si l’exemple vient du plus haut niveau de la puissance publique.
La morale, c’est aussi la valorisation des cellules protectrices de notre société, au premier rang desquelles la famille, institution vénérable et socle de notre modèle social.

Notre modèle est populaire parce qu’il vise avant tout le bonheur des Français, de tous les Français et pas seulement des plus fortunés. Notre modèle est entièrement tourné vers le peuple, tout le peuple, qui doit participer plus activement à la vie publique. Nous voulons plus de démocratie, nous voulons une intervention directe du peuple dans les grandes affaires de la Nation, dans les grands débats qu’elle doit trancher.

Notre modèle est populaire aussi parce qu’il vise à renforcer les grandes libertés individuelles.

Les Français ont perdu beaucoup de libertés ces dernières années, et nous devons être très attentifs à redonner un sens à ce mot central de notre devise : liberté d’entreprendre, liberté d’expression, liberté de mener sa vie comme chacun l’entend dans le respect des lois, loin des fanatismes de tous ordres, loin de l’oppression qu’infligent toutes les idéologies radicales.

Très concrètement, au-delà des chantiers dont je vous ai déjà parlé pour le Front National, à commencer par l’implantation locale qui est en cours, et la nécessaire professionnalisation qui progresse, j’entamerai prochainement un Tour de France de la lutte contre la mondialisation sauvage. Un Tour de France de l’espérance nationale et populaire. Un Tour de France des oubliés.

J’irai aux 4 coins de notre pays mais aussi en outre-mer. Dans le cadre de ce Tour de France à la rencontre des Français, je ferai un déplacement thématique par mois.

Je vous livre déjà quelques thèmes forts, qui seront précisés tout au long de ce Tour de France : la désindustrialisation, la solitude et l’isolement des personnes âgées, le soutien à la petite enfance et aux familles, les services publics, le désengagement de l’Etat dans nos départements, les ravages de l’immigration et du communautarisme, la sécurité en milieu rural, le soutien à nos jeunes talents…

Je commencerai ce Tour de France par un premier déplacement d’ici quelques semaines dans un lieu chargé d’histoire, véritable empreinte de la glorieuse Histoire de France.
J’y parlerai patrimoine, culture et civilisation françaises.

J’ai choisi de débuter ainsi mon Tour de France des oubliés pour m’imprégner de ce qui fait la France depuis des siècles, à travers les premiers temps, ses Rois, l’Empire puis la République. Pour y puiser toutes les forces de notre pays.

Et surtout pour montrer aux Français que leur Nation est une vieille et grande patrie, qui a toujours su rebondir dans les périodes noires de son existence et qui dispose de ressources extraordinaires pour prospérer et rayonner dans le monde entier.
Je suis persuadée qu’il faut réapprendre aux Français leur histoire, leur redonner le goût de la fierté nationale, en laquelle chacun, comme moi-même, peut se ressourcer. Surtout à une époque où les chefs de l’Etat français enchaînent mandat après mandat les pitoyables exercices de repentance collective.

Ce Tour de France me permettra de parler directement à nos concitoyens et d’être en connexion directe avec leurs problèmes, loin je l’ai dit des exercices de style d’une petite caste parisienne.

J’annoncerai en outre le mois prochain, en février, une grande initiative destinée à nos anciens, à nos retraités, qui ne nous ont pas suffisamment entendus ces dernières années, et qui sont en train de comprendre à quel point les pouvoirs successifs leur ont menti, les ont trompés.
Ce lien entre la jeunesse de France, cette nouvelle jeunesse patriote, et nos anciens, je le veux fort, je contribuerai avec le Front National à le rendre meilleur, encore plus fécond.

Je souhaite conclure ces vœux en ayant une nouvelle pensée pour vous, mesdames et messieurs les journalistes.

En effet l’année qui vient de s’écouler a été marquée, comme les précédentes, par un très lourd bilan de votre profession sur le terrain.

Parallèlement, je constate d’autres périls, tout aussi cruels, tout aussi mortels, pour votre profession. Ces menaces ne font que s’accentuer, me semble-t-il, en ce moment. J’en veux pour exemple immédiat la concentration galopante dans la PQR (Presse Quotidienne Régionale).

2012 a été marquée par la prise de contrôle des derniers fleurons du Groupe Hersant par l’affairiste Bernard Tapie.

Mais c’est bien en 2013 que nous pourrons, politiques, journalistes et simples citoyens, prendre toute la mesure de cette décision pour le moins inquiétante au vu du curriculum vitae du personnage et du flou qui entoure ses motivations…

Des patrons de presse quotidienne régionale, il en est heureusement de plus sérieux et de plus recommandables. Pourtant, leurs ambitions, leurs appétits et leurs méthodes laissent planer d’autres inquiétudes.

En un peu plus d’une décennie, une poignée d’entre eux sont parvenus à mettre en place ce qui ressemble de plus en plus à de véritables monopoles régionaux. Pour beaucoup de rédactions, ce partage du territoire s’est soldé par des restructurations (après celle du Groupe Sud-Ouest lancée en novembre, la dernière en date a été annoncée vendredi dernier au Groupe La Dépêche), une diminution du nombre de journalistes et la mise en place de plates-formes communes à plusieurs titres.

Si vous voulez bien me passer la comparaison, nous assistons à une uniformisation des titres de la PQR qui n’est pas sans rappeler le sort que certains industriels font subir à nos fromages à grand renfort de pasteurisation : les étiquettes restent, les saveurs disparaissent.

Il y a là un vrai danger pour l’information et donc pour la démocratie réelle, pour la diversité d’opinions qu’attendent légitimement les Français.

Quelle en est la cause principale ? Vous la connaissez : c’est le modèle économique de vos entreprises qui pousse à ces regroupements. Les diffusions sont en baisse tendancielle, reflet du déclin de la culture de l’écrit. En même temps la publicité migre vers le hors médias et Internet. Lequel ne peut pas constituer un relais de croissance pour les groupes de presse, l’habitude de la pseudo-gratuité plombe les espoirs de rentabilité.

La conséquence logique, c’est que les entrepreneurs ne veulent plus prendre de risque capitalistique en France dans le secteur économique des journaux. D’ailleurs il n’y a quasiment plus de grands “patrons de presse”. Le retour sur investissement est plus incertain que jamais.

Alors la presse passe de plus en plus aux mains de fonds d’investissement à la nationalité et aux intentions peu lisibles. Ou alors les journaux appartiennent à des groupes financiers. Ou encore les titres tombent dans l’escarcelle de riches industriels, qui soignent ainsi leur notoriété ou s’achètent la respectabilité, ainsi que le silence sur leurs propres affaires. Peut-on aussi exclure les acquisitions à but électoral ? A l’évidence non. Pas plus que les prédateurs récidivistes.

Et c’est ainsi que nous voyons, dans les quotidiens et plus généralement dans toute la presse d’information et d’opinion, quelle que soit sa périodicité, plusieurs fois par an, des titres qui se concentrent. Voire qui disparaissent purement et simplement. Parfois porteurs de marques anciennes, prestigieuses, patrimoniales pour la culture populaire française.
Les rédactions qui subsistent, elles, subissent des cures d’amaigrissement sévères. Du coup la censure et l’autocensure s’instillent insidieusement.

On peut le déplorer, mais aussi le comprendre : votre profession s’en trouve clairement touchée par la précarité et le chômage. Du pigiste au permanent. Les journalistes sont souvent les premières victimes de ce phénomène que le Front National condamne comme une dérive du système que nous dénonçons. Car il s’agit d’un appauvrissement de l’esprit critique et du débat public. Donc de la liberté civique et de la conscience nationale.

Moi, Présidente de l’un des principaux partis politiques de France, ayant vocation à gouverner, réformer et redresser le pays, je veux que vous, journalistes, sachiez que je mesure vos difficultés. Vous me trouverez, au-delà des divergences d’opinion inévitables et souhaitables en démocratie, toujours de votre bord dans ce combat.

Je forme enfin le vœu que, dans un esprit de loyauté et avec un sens aigu de nos responsabilités respectives dans le fonctionnement d’une démocratie digne de ce nom, nous travaillions en 2013 en bonne intelligence au bénéfice exclusif des Français.