Vote du projet de loi constitutionnelle sur la Nouvelle-Calédonie

André Rougé

Communiqué

27 février 2026

Mardi 24 février, le Sénat a adopté le projet de loi constitutionnelle gouvernemental pour la Nouvelle-Calédonie par 215 voix contre 41.

Derrière cette apparente victoire du « Oui » se cachent en réalité des divisions aussi profondes que les doutes qui entourent le processus de Bougival devenu Élysée-Oudinot.

Aucun des deux sénateurs issus de Nouvelle-Calédonie, l’indépendantiste comme le non-indépendantiste, n’a voté pour ce texte… comment ne pas y voir la marque du scepticisme et de la réticence de ceux qui connaissent le mieux les enjeux du territoire ?

Les trois sénateurs Rassemblement national, seuls représentants à la Haute assemblée du premier parti de France, ont voté contre. Pour notre mouvement, la priorité doit être donnée sans ambiguïté aux solutions concrètes pour le quotidien des Calédoniens sur la recherche d’une pseudo-solution institutionnelle qui acte le transfert progressif des compétences régaliennes et ouvre, sans le dire, la porte à l’indépendance.

Dans ces conditions, comment expliquer le vote au Sénat d’un texte aussi contestable ? Sans doute parce que chacun sait, Sébastien Lecornu le premier, que le processus législatif n’ira pas à son terme et qu’il faudra bientôt assumer le retour devant les électeurs de Nouvelle-Calédonie lors des Provinciales.

Le président de la République et le gouvernement auraient été mieux avisés de ne pas faire perdre à la Nouvelle-Calédonie de précieuses semaines de débat parlementaire et de s’atteler d’ores et déjà, à la relance d’un territoire en souffrance.

André Rougé

Communiqué

27 février 2026

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