Communiqué de presse de Marine Le Pen, Présidente du Rassemblement National

A défaut d’avoir su dire un seul mot à l’occasion de Noël, Emmanuel Macron s’est plié à une autre tradition française, celle des vœux présidentiels.

On se souvient, l’année dernière à la même époque, du président vacillant sur sa chaise. Ce soir, on l’a retrouvé certes debout mais souvent avec les bras ballants : en France, la situation s’est encore dégradée et force est de constater qu’il n’a pas su apporter la moindre solution à la crise soulevée par les Gilets Jaunes que pour la première fois il a cités.

Un Président qui a raison contre tout le monde
Fidèle à lui-même, comme un automate jouant du « en même temps », M. Macron s’est évertué à ressasser ses arguments comme si les millions de Français inquiets par ses réformes et ses méthodes étaient trop inintelligents pour le comprendre.

Les Français qui l’ont écouté ont vu un président faussement humble, mais en réalité entêté et sentencieux, mû par la froide logique comptable d’un banquier d’affaires et qui croit pouvoir penser pour eux.

Ce qui a frappé dans cette intervention, c’est la logique glaçante et jusqu’au-boutiste d’une politique qu’il est le seul à tenter de justifier.

L’aveu d’une dégradation de la concorde nationale
Avec ce nouvel exercice de narcissisme présidentiel dont les Français sont lassés, après la prestation d’un président bravache qui croit ouvrir une décennie française, on a vu, en creux, un chef de l’Etat finalement conscient que le pays s’enfonce dans une logique de dégradation inquiétante de la paix civile.

Pourtant, il n’en tire aucune conséquence politique d’ampleur mais tente de jouer la montre sans y croire lui-même.