Communiqué de Jordan Bardella, vice-président du RN, député français au Parlement européen

Publié cette semaine, le rapport de l’Observatoire national des violences en milieu de santé (ONVS), qui porte sur l’année 2018, décrit une situation qui devient critique. Durant l’année, 23 360 signalements ont été effectués pour des atteintes aux personnes et aux biens, soit une augmentation de près de 6% par rapport à l’année précédente.

En tête du triste classement, la région Ile-de-France qui, à elle seule, est le lieu de plus d’un quart des signalements, alors qu’elle représente moins d’un cinquième de la population française. Parmi les atteintes aux personnes, la part des violences avec arme par nature ou par destination a doublé par rapport à 2017 ! Les nombreux verbatim de signalements contenus dans le rapport sont édifiants et très inquiétants.

L’alcool, la prise de drogues ou l’état psychiatrique des auteurs, à l’origine de nombre de cas rapportés, n’expliquent pas tout. Les règlements de comptes, les reproches relatifs à la prise en charge ou encore le temps d’attente jugé excessif, sont aussi signalés parmi les principaux déclencheurs de violences.

Ce rapport, uniquement fondé sur des signalements au sein de services de santé, n’est donc que la partie émergée de l’ensemble des violences que subissent au quotidien les professionnels de santé. Pour un constat global de la situation, il faut également y ajouter les agressions à l’encontre des pompiers, elles aussi en augmentation, ou encore à l’encontre des médecins ou infirmières à domicile dans certains quartiers.

La réponse doit être globale et passer par une politique de sécurité et une réponse pénale beaucoup plus fermes dans notre pays. Les mesures prises au pied du mur face à la crise des urgences au début de l’été par la ministre de la Santé, comme la revalorisation de la prime individuelle de risque ou l’enveloppe de 15 millions d’euros pour les effectifs et le maintien de lits, vont dans le bon sens, mais ne sont pas à la hauteur du compréhensible ras-le-bol des professionnels de santé, en première ligne face à l’ensauvagement de notre société.