Communiqué de presse d’Eric Domard, Membre du Bureau Politique, Cap Sport

L’annonce de la vente pour quelque 7 millions d’euros du club de football de Sochaux à un groupe chinois est une triste et mauvaise nouvelle pour le football français.

Club historique du football français, populaire par excellence, le FC Sochaux s’inscrit dans la déjà trop longue liste des clubs passant sous pavillon étranger.

Après le PSG devenu la chasse gardée de l’émirat islamiste du Qatar, les rumeurs d’un investisseur saoudien à Sedan, c’est au tour du FC Sochaux Montbéliard de céder aux sirènes du football business avec tous les risques que cela comporte.

Le club de Grenoble racheté par un investisseur japonais avant d’être brutalement lâché et condamné à l’anonymat du CFA aurait dû faire réfléchir les instances du football français. Le cas du RC Lens, cédé avec la complicité du pouvoir socialiste à un obscur homme d’affaires azerbaïdjanais, aux fonds douteux et aujourd’hui menacé de disparition, n’a pas non plus servi de leçons.

Cet entrisme bien éloigné des considérations sportives menace aujourd’hui le football français tout autant que les salariés de ces clubs. A Grenoble et Lens, on saluait au moment de la cession un projet robuste et pérenne, permettant aux clubs de disposer de moyens financiers conformes aux ambitions sportives. Ce sont exactement les mêmes mots que l’on entend aujourd’hui du côté des dirigeants de Peugeot, propriétaire du club….

Soucieux de l’avenir des centaines de salariés des clubs concernés, mais également de la sauvegarde de l’identité des clubs français et du patrimoine sportif de nos villes et régions, le Front National réaffirme la nécessité, au titre du principe de précaution, d’interdire à un actionnaire étranger d’être majoritaire dans le capital des clubs et demande la suppression du versement des subventions publiques à des clubs détenus par des entités extranationales.

Dans le football comme dans le monde de l’entreprise, le patriotisme économique doit être encouragé.