Communiqué de Gilles Lebreton, chef de la délégation RN au Parlement européen

Début 2018, on a découvert qu’une société, dénommée Cambridge Analytica, aurait détourné des données personnelles sur Facebook pour influencer les électeurs britanniques lors du référendum de 2016 relatif au Brexit.

La Commission de Bruxelles en a pris prétexte pour sortir, le 12 septembre 2018, un projet de règlement qu’elle est venue présenter à la commission des affaires juridiques du Parlement européen le 20 novembre 2018.

L’objet de ce projet est de prévoir de lourdes sanctions financières à l’encontre des partis politiques européens s’ils ont « délibérément influencé ou tenté d’influencer le résultat des élections au Parlement européen en tirant parti d’une infraction aux règles applicables en matière de protection des données à caractère personnel ». Concrètement, le système repose sur une surveillance confiée à un « comité de personnalités éminentes indépendantes », dont la neutralité idéologique est extrêmement douteuse.

En clair, la Commission de Bruxelles s’inquiète du succès annoncé du RN et de ses alliés européens au scrutin européen de mai prochain. C’est pourquoi elle a élaboré ce projet qui n’a d’autre but que de chercher à intimider le parti politique qui les regroupe, le « Mouvement pour une Europe des Nations et des Libertés ». Cette tentative d’intimidation est un procédé assez misérable, peu respectueux de la démocratie, dont j’ai vigoureusement dénoncé l’infamie en commission des affaires juridiques.

Mais elle n’empêchera pas les peuples européens de choisir librement leur destin.