Communiqué de presse du Rassemblement National

Des urgences à l’asphyxie
Las de ne pas être entendu par le gouvernement, le personnel hospitalier a amplifié le mouvement de grève en multipliant les arrêts maladies.
Les faits sautent aux yeux : alors que la population augmente (+10% de 2000 à 2015), le nombre de lits d’hôpitaux, lui, diminue (-15%) et le nombre de médecins stagne, voire baisse par endroits du fait des départs en retraite sans solution de remplacement. La fermeture de la moitié des maternités ou l’abandon de l’obligation de médecine de ville de garde depuis 2003 sont autant d’éléments ayant contribué à faire des urgences la seule alternative de santé pour de très nombreux Français.
Ainsi la fréquentation des urgences a doublé en 20 ans, passant à 21 millions de passages. On assiste à des scènes terribles de personnes entassées dans des couloirs sur des brancards, faute de lits, qui attendent parfois des heures un premier examen. Le personnel soignant dont on supprime les postes et dont on augmente les heures est submergé. Il met autant son équilibre que la santé des patients en danger. A la violence des conditions de travail s’ajoute par ailleurs la violence de certains patients qui multiplient les insultes et les agressions physiques.
Au-delà de la question économique se pose désormais une question morale pour la ministre de la Santé assistant à la tiers-mondisation de services de santé français, pourtant excellents, sans donner de moyens immédiats.

Le plan d’urgence
Un plan d’urgence pour les urgences est désormais nécessaire en France. Nous ne pouvons plus accepter une telle menace sur des services essentiels pour nos concitoyens.
• La première mesure d’urgence consiste à geler toutes les fermetures de lit.
• La fin du numerus clausus enfin envisagé par le gouvernement doit prendre rapidement effet. Le recrutement de médecins étrangers ne peut demeurer la seule solution, solution vidant d’autres pays de leurs médecins. Un plan actif de recrutement d’infirmiers doit être mené afin d’alléger les conditions de travail d’une profession plongeant de plus en plus dans le surmenage et parfois les actes suicidaires.
• Le Rassemblement National propose en outre de mettre fin à la politique de groupement hospitalier de territoire, déconnectée des réalités locales, qui n’a fait qu’encourager la fermeture de lits et de services au nom de la rationalisation. Il faut développer et soutenir les offres de soins de proximité en leur adossant des soins de petites urgences selon l’augmentation de la population et son vieillissement.
• Le lien doit être par ailleurs renforcé entre médecine publique et privée afin de mieux gérer le transfert du patient de l’un à l’autre.
• Arrêt de la prise en charge gratuite des soins attribués aux clandestins et instauration d’un délai de cotisation minimum avant la prise en charge gratuite des soins attribués aux immigrés légaux. Ce refus de la gratuité est d’autant plus justifié concernant les étrangers dont la prise en charge médicale grève les budgets de l’APHP ou les clandestins qui, bien que dans l’illégalité bénéficient à ce jour de 2 milliards d’euros pour couvrir l’intégralité de leurs soins médicaux.
• Revalorisation nette nécessaire des salaires.