Le 30 juin dernier, Air France déclarait qu’elle ne transporterait plus de singes dédiés à l’expérimentation animale. La Compagnie mettra fin à cette activité à l’issue de ses engagements contractuels en cours avec les organismes de recherche.

Air France était l’une des dernières grandes compagnies nationales qui continuaient à embarquer des animaux à destination des laboratoires.

Ce commerce concerne notamment les macaques de l’île Maurice ou d’Indonésie qui sont souvent capturés dans la nature, avec brutalité : les macaques, piégés par des filets, sont empoignés par le cou, leurs membres antérieurs tirés derrière le dos et entassés dans des sacs ou dans des caisses en bois. Les nourrissons sont séparés de leur mère et les mâles sont parfois battus à mort.

Rappelons que les associations de protection des animaux demandaient à Air France de cesser ces transports de primates depuis 1996. D’autant qu’aux conditions de capture  s’ajoutaient des conditions de transport tout aussi déplorables : absence de lumière du jour, éclairage artificiel parfois permanent, cages exiguës…

La décision d’Air France, bien que tardive, doit donc être saluée car elle va dans le sens d’une meilleure protection du bien-être animal.

Elle fait également écho à une question écrite que j’avais déposée auprès de la Commission européenne où je demandais l’interdiction de l’approvisionnement des laboratoires par des primates capturés dans leur milieu naturel.

Je demande donc à la Commission de s’inspirer de la décision d’Air France en interdisant toute importation en Europe de singes prélevés dans leur milieu naturel.

J’en profite également pour réitérer ma demande que les tests sur les singes soient le plus rapidement remplacés par des méthodes alternatives, telles que les simulations sur ordinateur, les organes sur puce ou les modèles 3D de l’épiderme et du derme qui peuvent parfois être plus pertinents et plus fiables que les expériences sur les animaux.