Communiqué de presse d’André Rougé, Député français au Parlement européen, Délégué national à l’Outre-mer du Rassemblement National

Ce mardi 10 novembre, en Commission du Développement régional au Parlement européen ( REGI ), Madame Elisa Ferreira, Commissaire européenne à la Cohésion et aux Réformes, est restée très floue sur le budget du régime POSÉI en Outre-mer.

Les filières agricoles et agroalimentaires des régions ultrapériphériques françaises de l’Union européenne que sont la Guadeloupe, la Guyane, la Martinique, la Réunion, Saint-Martin et Mayotte doivent être impérativement soutenues : il en va de la pérennité de la production agricole locale et des régimes spécifiques d’approvisionnement.

Les producteurs ultramarins figurent parmi les principaux acteurs économi-ques de l’Outre-mer. Ils nous permettent la consommation de nombreux fruits et légumes exotiques, ainsi que du rhum ou du sucre de canne.

En 2018, la Commission européenne a proposé de réduire de 3,9 % le budget du Programme d’options spécifiques à l’éloignement et à l’insularité, dit POSÉI, ce qui représenterait pour la France une perte considérable de dizaines de millions d’euros.

Cette proposition récemment réitérée est inacceptable pour tous nos agriculteurs et leurs familles qui seront frappés de plein fouet par cette diminution drastique, alors qu’ils subissent déjà les conséquences de la pandémie de la Covid-19.

Dès le mois de mars, Marine Le Pen avait proposé que, par l’entremise de la Banque de France, chaque TPE – PME puisse bénéficier d’une allocation de 1500 Euros à laquelle s’ajouterait une subvention mensuelle de 1000 Euros par salarié.

Lors du débat budgétaire de la semaine passée à l’Assemblée Nationale, le gouvernement du président Macron n’a pas daigné exonérer de leurs charges les TPE – PME du BTP, autre acteur essentiel de l’économie ultramarine. C’est dans ce contexte, et alors que l’Outre-mer souffre également d’une forte chute de l’activité touristique que l’Union européenne cherche à sanctionner notre agriculture !

Par voie de question écrite, j’ai aussitôt interrogé la Commission européenne pour savoir si elle tiendra compte de ces facteurs humains et économiques pour maintenir fermement le budget actuel du régime POSÉI pour la période 2021-2027.

En cette période profondément tourmentée par les conséquences économiques et sociales de la pandémie de Covid-19, nos territoires ultramarins ne doivent pas être oubliés, ni par le Gouvernement du Président Macron, ni par l’Union européenne !