Communiqué de Jordan Bardella, vice-président du Rassemblement National, député français au Parlement européen

Très inquiet par les remises en liberté – récentes et à venir – de détenus condamnés pour terrorisme, des déclarations hallucinantes et répétées de la Ministre de la Justice à propos du retour des djihadistes « français » et par la place croissante de l’islamisme dans nos prisons, j’ai souhaité échanger avec les professionnels et me rendre compte par moi-même de la réalité sur le terrain.

Je me suis rendu ce jeudi matin à la maison d’arrêt de Fleury-Mérogis, puis au centre pénitentiaire de Fresnes, accompagné de journalistes, comme mon rôle de parlementaire le permet, après avoir, par courtoisie, prévenu en amont de ma venue.

Encadré tout au long de la visite par un véhicule du Ministère de la Justice, nous avons eu à Fleury-Mérogis la désagréable impression d’un décor Potemkine ; l’accès à un bâtiment dédié aux détenus terroristes, parmi lesquels Salah Abdeslam, nous a été refusé sans raison valable.

Cette gêne est très révélatrice, et en cela ces déplacements n’ont pas été vains. Avant de rencontrer et d’échanger avec d’autres professionnels confrontés à cette question, et de faire part de nos propositions, je pose une question à Mme Belloubet et à son Ministère : qu’ont-ils à nous cacher sur les conditions dans lesquelles sont détenus les individus les plus dangereux du pays ? Veulent-ils masquer les faiblesses de l’Etat face à la menace islamiste ?