Communiqué de Wallerand de Saint Just, Président du groupe FN-IDFBleuMarine au conseil régional d’Île-de-France

Depuis deux jours déjà, les taxis franciliens expriment leur colère et leur inquiétude quand à l’avenir de leur profession menacée par la concurrence déloyale des VTC. Le fond de leur colère est simple : il n’est pas possible d’avoir sur un même marché, d’un côté les taxis, profession ultra-réglementée avec des contrôles de police fréquents tenant quasiment du harcèlement dans les zones aéroportuaires et de l’autre, une concurrence totalement libre de toute règle réellement contraignante de la part des VTC.

Les chauffeurs de VTC doivent pouvoir travailler librement, mais en étant soumis à des normes qui permettent aux taxis d’envisager l’avenir avec confiance, un encadrement clair de leurs conditions de travail et de leurs liens contractuels avec leurs employeurs. En effet, les abus et les situations scandaleuses sont nombreux, l’exploitation pure et simple d’un nouveau prolétariat volontaire se dessinant comme la règle.

L’enjeu de cette opposition de deux modèles n’est pas qu’économique, elle est aussi politique. Derrière la casse de la profession réglementée de taxi, il y a la casse d’un modèle français qui a fait ses preuves face aux ravages du « tout marché ». Derrière la casse des artisans taxi, il y a le boulevard ouvert à des multinationales toujours plus avides de profits. Un modèle de société que refuse le Front National, soucieux de la libre entreprise, mais aussi de la concurrence loyale, du respect de la dignité et de la sécurité des travailleurs, un équilibre faisant la force du modèle social français, fil rouge notre action politique.