Communiqué de Presse de Michel Guiniot, Membre du Bureau Politique, Délégué National aux collectivités territoriales

Dans le cadre de la réforme de la carte des régions françaises, les Présidents des Conseils régionaux et des principaux groupes politiques ont été invités à participer, le 2 juillet, à une table ronde à l’Assemblée Nationale pour exposer leur point de vue sur cette réforme.

Cette table ronde, présidée par le député PS, Carlos Da Silva, rapporteur et membre de la Commission des lois, ne fut qu’une parodie de démocratie dont le seul objectif était de donner l’impression aux participants que leurs avis pourraient avoir un semblant d’importance !

Dans le même temps, les sénateurs ont voté une motion pour que cette réforme territoriale soit soumise au peuple par un référendum, comme Marine LE PEN et les élus régionaux du Front National n’ont cessé de le réclamer.
Cette motion a aussitôt été rejetée par les députés, hier, balayant ainsi tout espoir de consultation du peuple sur un projet qui ne figurait pas dans le programme présidentiel de F. Hollande, ni même dans le programme législatif du Parti socialiste.

Aujourd’hui, la messe est dite, à défaut de résoudre les véritables problèmes de la France et des Français, l’exécutif socialiste préfère utiliser cette réforme comme écran de fumée pour dissimuler son échec et limiter la prochaine raclée électorale.
Pour preuve, le Nord-Pas-de-Calais et la Picardie, ne seront vraisemblablement pas rattachées, pour des raisons politico-électoralistes, puisque l’addition des résultats du Front National aux élections européennes dans ces deux régions font qu’elle pourrait être la première grande région de France à être dirigée par le Front National.

Le Front National considère que la modernisation administrative et territoriale de notre pays doit répondre d’abord aux graves problèmes que rencontrent la France et les Français et ne serve pas à les masquer par un projet inutile, bâclé et imposé autoritairement.