Communiqué Aurélia Beigneux, Député français au Parlement Européen, membre de la Commission Environnement, Santé publique et Sécurité alimentaire

Alors que notre continent fait face à l’une des pires crises sanitaires et économiques de son histoire, nous voyons que les Etats européens se sont rendus dépendants de puissances étrangères notamment en ce qui concerne la question médicamenteuse.

Le dimanche 19 avril 2020, lors d’un débat à la télévision publique tchèque, la vice-présidente de la Commission européenne, Vera Jourova, a dénoncé la « dépendance morbide » de l’Union européenne vis-à-vis de la Chine et de l’Inde en matière de produits médicaux. « C’est quelque chose qui nous rend vulnérables et nous devons y répondre par un changement radical », a complété la Commissaire tchèque en charge des valeurs et de la transparence au sein de la Commission.

À l’issue elle déclare : « Nous allons passer en revue les chaînes (d’approvisionnement), essayer de les diversifier et, idéalement, de produire autant de choses que possible en Europe ».

Après des années de délocalisations, de désindustrialisations, de coupes budgétaires imposées par l’Union européenne (notamment dans la santé), le retournement de veste des commissaires européens peut faire sourire.

En déclarant ceci, Vera Jourova tente de faire passer la Commission pour le sauveur de l’Europe des Nations.

Fort heureusement les peuples européens n’ont pas oublié les pertes de souverainetés imposées par les différents commissaires. Qui plus est, les peuples européens n’oublieront jamais votre gestion de la crise du coronavirus.

Depuis le début de mon mandat, à travers mes prises de positions dans la commission ENVI ou dans l’hémicycle je me bats pour mettre en avant le fait que seul une Europe des Nations pourra permettre de faire face à cette mondialisation désastreuse qui nous pousse aujourd’hui à mendier des masques pour les Européens auprès des Chinois.