Communiqué de Jean-Lin Lacapelle
, député français au Parlement européen

Dans un entretien accordé à RTL, le secrétaire d’État aux Transports Jean-Baptiste Djebbari a annoncé que le Gouvernement prendrait un arrêté pour empêcher la reprise des lignes intérieures fermées par Air France. Une fois de plus, le gouvernement Macron s’illustre par sa brutalité dans la forme et son inconséquence dans le fond.

La décision est profitable en termes d’empreinte écologique. Mais c’est une mesurette de diversion eu égard à l’ampleur du défi en la matière. Or, le Gouvernement se limitera à cette diversion, qui causera en revanche de nombreux désagréments aux usagers ou aux territoires qui ne seront plus desservis. Si, en effet, de nombreux Français préféraient prendre l’avion plutôt que le train, c’est que celui-ci est fréquemment plus cher, et n’assure bien souvent plus de liaisons directes entre les régions du pays. Le Gouvernement a-t-il prévu d’y remédier ?

Nous déplorons en outre qu’il n’ait pas davantage songé aux conséquences économiques de sa décision, que ce soit pour Air France et la suppression de 8 à 10 000 emplois évoquée par les syndicats, ou pour les villes et les pertes sèches que causeraient les fermetures de petits aéroports, comme celui de Grenoble par exemple.

En conclusion, il faut cesser les mesurettes pour séduire les verts et penser une véritable politique écologiste : le localisme. Produire au plus près des lieux de consommation, ou relocaliser nos activités pharmaceutiques telles que Sanofi (Macron s’y était engagé), permettront des déplacements écologiquement moins lourds, et s’avéreront bien plus efficaces pour l’emploi, pour l’environnement et pour la France.