Communiqué de Bruno Bilde, député du Pas-de-Calais

 

Au cours d’un exercice de démocratie Potemkine à Poissy constitué d’un faux débat, d’un public trié sur le volet et d’échanges truqués, le candidat Emmanuel Macron est enfin entré en campagne. Manifestement en panne d’idées nouvelles, il a promis de supprimer la redevance audiovisuelle en cas de réélection, proposition déjà présentée par Marine Le Pen en septembre 2021.

Pourtant tout au long du quinquennat, la Macronie a fait de la préservation de cet impôt injuste et archaïque un totem. En effet, le 5 octobre 2018, la porte-parole des députés LREM, Aurore Bergé, réaffirmait sa volonté de faire payer la redevance TV à tous les usagers y compris ceux qui ne disposaient pas de poste de télévision.

Le 3 mars 2021 sur Europe 1, Christophe Castaner, patron du groupe macroniste à l’Assemblée nationale, attaquait Marine Le Pen avec un argumentaire lunaire : « quand vous voulez supprimer la redevance audiovisuelle, je pense que le vivre-ensemble est mis en cause ».

Après la déclaration du candidat sortant, le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, est monté au créneau ce matin pour rassurer le monde médiatique du « vivre-ensemble » et de la bien-pensance cathodique. Il a notamment indiqué que l’audiovisuel public pourrait être financé par le budget de l’État. En clair, les 138 euros qui seraient rendus aux Français avec la suppression de la contribution seraient payés par les contribuables par le biais d’autres impôts.

Seule la proposition de Marine Le Pen de privatiser le secteur de l’audiovisuel public garantira aux Français une amélioration de leur pouvoir d’achat et la fin d’un système dépassé qui constitue une entrave au pluralisme des opinions et de l’information.