ommuniqué de Jordan Bardella, vice-président du Rassemblement national, député français au Parlement européen

Ce vendredi 17 juillet, Claire Hédon, ex-journaliste à RFI et présidente d’ATD-Quart Monde, succède officiellement à Jacques Toubon au poste de Défenseur des Droits. Depuis sa nomination en 2014 sur proposition de François Hollande au Parlement, Jacques Toubon s’est illustré par des prises de position en rupture avec ses engagements passés, et de plus en plus en phase avec une idéologie d’extrême-gauche communautariste.

Son ultime rapport publié il y a quelques jours dénonçait une « dimension systémique » des discriminations en France, reprenant à son compte un vocable cher aux militants indigénistes. Le Défenseur des Droits contient par ailleurs dans ses différents « collèges », ou draine dans son sillage, des associations et militants « décoloniaux » et communautaristes : c’est le cas notamment de Françoise Vergès, dénonciatrice d’une prétendue « férocité blanche », ou encore du Conseil représentatif des associations noires (CRAN) et du Collectif contre l’islamophobie (CCIF), intégrés selon l’hebdomadaire Marianne à un comité informel du Défenseur des Droits…

Le Défenseur des Droits doit revenir à sa vocation initiale : une autorité administrative indépendante chargée de la défense des droits et des libertés, et de leur respect par les organisations publiques.

Claire Hédon, qui s’est présentée cette semaine lors de son audition devant le Sénat comme étant dans la continuité de son prédécesseur, serait mieux inspirée de se concentrer sur les missions nobles et utiles pour les Français que lui confère la loi constitutionnelle de 2008, sans qu’il soit besoin de mener une quelconque bataille idéologique, de mettre systématiquement en accusation la France, d’aggraver la vision communautariste et racialiste de notre société que certains tentent progressivement d’infuser, et de jeter de l’huile sur le feu sur la division nationale.