Communiqué du groupe Rassemblement national au Conseil régional d’Ile de France

Le groupe Rassemblement national au Conseil régional d’Ile de France a déposé un amendement visant à créer une cellule régionale d’écoute et d’accompagnement permettant une prise en compte efficace des signalements d’agressions et de violences à l’égard des professeurs et des personnels enseignants.

L’objectif de cet amendement est de mieux accompagner les personnels enseignants abandonnés par leur hiérarchie face aux violences qu’ils subissent. Des violences qui peuvent prendre plusieurs formes : agressions physiques de la part de lycéens ou de racailles, agressions verbales, abandon de leur hiérarchie, absence de considération de l’Education nationale. Les enseignants ont notamment dénoncé ces violences en octobre 2018 avec le hashtag #Pasdevague.

Lors de la discussion, l’élue Béatrice Monville (AES, Alternative écologique et sociale) a gravement dérapé, craignant que le Rassemblement national ne s’empare du sujet de la gestion des lycées. Elle a choqué l’ensemble des élus de la Commission permanente en parlant de « fait divers » au sujet des violences dont sont victimes les enseignants. Même ses collègues de gauche (MM Trigance, PS et Eddie Aït, RCDEC) le lui ont vigoureusement reproché.

Sur le fond, Valérie Pécresse a reconnu la pertinence de notre amendement, mais elle a refusé de le voter arguant qu’il fallait « se donner le temps de réfléchir ».

Les enseignants, victimes d’agressions de plus en plus violentes et de plus en plus nombreuses, apprécieront les attitudes de mesdames Monville et Pecresse.