Sous le joug de Bruxelles, l’agriculture française sombre !

Front National

Communiqué

05 novembre 2014

Communiqué de Presse du Front National

Confrontés à une chute générale des cours et à une nouvelle PAC inefficace mais riche en normes supplémentaires, des dizaines de milliers d’agriculteurs manifestent aujourd’hui à travers la France.

La gestion des conséquences de l'embargo russe, responsable de la chute des cours, démontre l'incapacité de l'UE et de la PAC à faire face aux crises : la Commission a ainsi annoncé qu'elle puiserait 344 millions d'euros pour soutenir les cours dans un fond de crise qui ne pèse que 432 millions d'euros. À titre de comparaison, l'agriculture et l'agroalimentaire français, à eux seuls, ont perdu environ 1 milliard d'euros de débouchés ; l'ensemble des filières laitières européennes, environ 1 milliard d'euros également... Une impuissance dramatique alors que d'autres crises plus graves pourraient toucher les cours agricoles dans les mois à venir du fait de la financiarisation et de la mondialisation des marchés de matières premières.

Par ailleurs, rien n'a été fait pour atténuer le dumping social qui fait rage entre pays membres de l'UE. Le coût du travail est particulièrement sensible dans l'agriculture. Au sein de l'Union, l’agriculture française doit faire face :

- au faible coût de la main d'œuvre dans les pays d'Europe centrale ;

- à l'utilisation massive de main d'œuvre clandestine en Italie et en Espagne ;

- et, surtout, au recours massif à la main-d'œuvre détachée en Allemagne à des coûts dérisoires, dans l'agriculture comme dans l'agroalimentaire. La concurrence allemande pose un énorme problème car elle est aggravée par la forte capacité de ce pays à investir pour améliorer ses moyens de production.

Le dumping social est la raison numéro 1 de l'effritement du marché agroalimentaire intérieur français au profit de nos concurrents. Une situation qui fait stagner notre production et détruit une partie du tissu agro-industriel ce qui, à terme, menace également notre rang d'exportateur. Le refus du patriotisme économique est aussi une très gros problème : comme l'a montré le contrôle ce matin par des agriculteurs des camions de ravitaillement des cantines de Bercy, il est absolument scandaleux que des produits en provenance de pays étrangers (tomates du Maroc, raisins d'Italie, etc.) viennent garnir les tables des cantines publiques, au détriment des produits français.

C’est dans ce contexte dramatique que l’Union européenne, épaulée en France par l’UMPS, entend imposer les méga-traités de libre-échange avec le Canada et les États-Unis alors que les coûts de production en Amérique du Nord sont de 20 à 40% inférieurs aux nôtres, dans les filières d’élevage par exemple. Le tout encore aggravé par le taux de change euro/dollar favorable aux Américains et la mise en place du nouveau Farm Bill aux États-Unis, une politique agricole agressive et ultra-productiviste qui garantit des prix minimum aux agriculteurs en cas de chute des cours (ce à quoi, bien évidemment, nos agriculteurs n'ont plus droit depuis les années 90...). À un tel niveau, il ne s'agit même plus de libre-échange fanatique mais de pillage pur et simple...

Enfin, alors qu’elle soumet nos agriculteurs à une concurrence déloyale de plus en plus féroce et étendue, l’Union européenne ne cesse de durcir les normes auxquelles ils sont astreints, renchérissant et compliquant toujours plus leurs productions.

Le Front National est le seul parti à dénoncer l’engrenage meurtrier dans lequel l’Union européenne et l’UMPS entraînent notre agriculture. C’est également le seul à proposer une alternative cohérente basée sur une renationalisation de la politique agricole, sur la mise en place de droits de douane afin de lutter contre le dumping social et environnemental, ainsi que sur la dénonciation des accords de libre-échange. C’est la raison pour laquelle nous pouvons, sans rougir, répondre aujourd’hui « oui » aux agriculteurs qui en appellent au patriotisme économique en proposant de « manger français » !

Front National

Communiqué

05 novembre 2014

Je soutiens
le Rassemblement National

>