Communiqué de presse de David Rachline, Sénateur-Maire de Fréjus
Donner des droits et des devoirs différents selon l’origine géographique des personnes, voilà le programme du ministre de la ville Patrick Kanner lorsqu’il évoque le service civique : dans son entretien au Figaro du 31 janvier 2015, Patrice Kanner propose de réserver le service civique d'abord aux jeunes des banlieues: "Les places doivent d'abord leur aller."
Cette forme de discrimination assumée est tout à fait stigmatisante pour ces populations, pourquoi devraient-elles plus rendre service que les autres ? En outre, comme le service civique repose sur l’engagement et le volontariat, ce n’est, en général, pas ceux qui souhaitent s’engager dans le service de la cité, et ils sont nombreux y compris dans les banlieues, qui posent aujourd’hui problème dans la société française.
Si aujourd’hui tant de jeunes de banlieues, mais pas seulement, ne se reconnaissent pas dans la France, dans son histoire et dans ses valeurs, leur patrie - alors même que parfois ils possèdent la nationalité française - cela est d’abord dû notamment au mondialisme immigrationniste, aux politiques de la ville chères et inefficaces et au laxisme sécuritaire et judicaire des gouvernements qui se sont succédés pendant des années ; ces gouvernements qui ont préféré, souvent à des fins électoralistes, faire prospérer le communautarisme plutôt que l’assimilation.
Ce qu’il manque aujourd’hui à la jeunesse de France c’est l’amour du pays, la mixité sociale, le sens du bien commun bref le vivre ensemble dans le respect de chacun et de l’histoire de notre pays, et ce n’est pas en réservant tel ou tel dispositif à telle ou telle catégorie de personne que l’on va retrouver ces valeurs !