Communiqué de presse d’André Rougé, Député français au Parlement européen, délégué national à l’Outre-mer du Rassemblement National

Plus de 90% de nos compatriotes guadeloupéens et martiniquais sont contaminés par la chlordécone.

Ce pesticide cancérogène, perturbateur endocrinien et neurotoxique avait été utilisé, à partir du début des années 1970 pour lutter contre le charançon de la banane. La France a attendu 1993 pour cesser de l’utiliser, alors que les États-Unis avaient progressivement mis en œuvre cette mesure dès le milieu des années 1970 en raison de la nocivité établie de ce produit.

La responsabilité de l’État est donc lourdement engagée dans ce dossier : l’État savait, mais n’a pas agi en conséquence pour protéger les Guadeloupéens et les Martiniquais.

Après des années de déni, la ministre de l’Outre-mer, Mme Girardin, a enfin reconnu la responsabilité de l’État.

Admettre l’évidence est une chose, il convient désormais d’agir concrètement pour nos compatriotes victimes de ce scandale sanitaire.

Marine Le Pen a été une des premières parlementaires à alerter l’État et à le sommer d’agir.

Elle demande aujourd’hui à l’État de :
. mettre en place des aides à la reconversion des parcelles contaminées ;
. donner davantage de moyens à la recherche pour la dépollution des sols ;
. d’investir massivement dans des cultures hors-sol ;
. permettre aux pêcheurs de s’assurer de la fiabilité des prélèvements effectués ;
. de moderniser, de contrôler les sites de production d’eau potable ;
. tout mettre en œuvre pour mettre à disposition de nos compatriotes une alimentation « zéro chlordécone » ;

Après des années d’inaction coupable, nos compatriotes guadeloupéens et martiniquais ont urgemment besoin du soutien des pouvoirs publics pour les aider à faire face au plus gros scandale sanitaire subi par la France d’outre-mer.