Communiqué de presse de Jean-Paul Garraud, Député français au Parlement européen, Président de l’Association professionnelle des magistrats

La Cour des comptes européenne vient de rendre public un audit sur la politique de l’Union européenne en matière de retour des migrants et de coopération avec les pays tiers.

Depuis 2008, 62% des clandestins ayant reçu l’ordre de quitter l’Union européenne parce qu’ils y sont entrés ou y séjournent illégalement sont restés en Europe. Pire encore, ce taux est de 70% lorsqu’il s’agit de migrants provenant de pays situés en dehors du continent européen.

Force est de constater que malgré les moyens financiers colossaux dédiés à la politique de retour (plus de 641 millions d’euros), malgré les multiples plans d’action de la Commission européenne, résolutions du Parlement, partenariats et accords divers, cette situation n’a pas tendance à s’améliorer, bien au contraire. Pour preuve, entre 2014 et 2018, plus de 93% des Syriens illégaux et 96% des Guinéens clandestins sont restés sur le sol européen bien qu’ils aient fait l’objet d’une condamnation les obligeant à quitter l’UE !

La non-application des décisions prononçant un ordre de retour de ces clandestins, en plus de l’immigration légale, ont indéniablement de lourdes conséquences économiques, sociologiques, sécuritaires et identitaires pour les États membres.

Seules une politique volontariste en la matière, une maîtrise et la mise en place de contrôles aux frontières nationales des États membres permettront de lutter efficacement contre l’immigration illégale !