Relance des traités de libre-échange : idéologique et anachronique !

Communiqué de Jean-Lin Lacapelle, Député européen du Groupe Identité & Démocratie

Ce jeudi 15 avril 2021, M. Franck Riester, ministre chargé du Commerce extérieur, a défendu devant le Sénat la ratification de l’accord de libre-échange avec le Canada (CETA).

L’on croit rêver en voyant un idéologue, à la suite de l’une des plus graves crises économiques et commerciales du siècle, poursuivre l’apologie de la politique qui en a été responsable.  La crise virale, en effet, nous a saisis dans un dénuement total, car cinquante ans de mondialisation, de délocalisations, de perte de souveraineté, de dépendance accrue de notre logistique à des tiers, ont anéanti notre appareil industriel et rendu notre pays vulnérable à la défaillance de tout maillon de la chaîne mondiale, cette fois, la Chine. C’est à cause de ces accords de libre-échange, fruits de l’ultralibéralisme, que nous avons tant souffert.

  1. Riester a parlé du CETA comme d’un accord « très positif », bénéficiant « à nos agriculteurs ». Lunaire, là encore, alors que le Canada nous fait concurrence sur d’énormes volumes de viande de porc, de bœuf, et de fruits de mer.

Mais M. Riester n’est pas le seul à persister dans cette folie libérale. Le 9 mars, Valdis Dombrovskis, commissaire européen au Commerce, était devant l’Assemblée nationale pour nous appeler à signer un nouvel et colossal accord de libre-échange avec l’Amérique du Sud !

Tout cela ne serait pas complet sans le déni de démocratie typique des accords européens : après la Commission européenne qui avait osé prétendre que le CETA ne devait être ratifié par aucun État membre, c’est le Gouvernement français qui ajourne indéfiniment le vote du Sénat, qu’elle redoute de voir négatif.

Depuis la conclusion du CETA en 2016, et jusqu’au vote de l’Assemblée nationale en 2019, Marine Le Pen a toujours porté les analyses justes sur le contenu de cet accord et le modèle politique catastrophique dont il relève.

Face aux mensonges, aux tergiversations et à l’idéologie, faisons le choix des accords bilatéraux, de la production nationale de valeur, et de la souveraineté !