Communiqué de Sébastien Chenu, Député du Nord

Après avoir cyniquement reporté l’annonce de la réforme de l’assurance chômage, le Premier ministre a confirmé ce mardi 12 juin la mise en œuvre de plusieurs mesures coercitives contre les demandeurs d’emploi.

Les premiers stigmatisés sont les cadres qui ne représentent pourtant que 5% des bénéficiaires des allocations chômage alors qu’ils cotisent pour 45 % des recettes de l’Unedic. La réforme annoncée plafonnera le montant des indemnisations qui seront rapidement dégressives.

Face à la diminution des montants des indemnités et au durcissement des conditions d’accès aux allocations chômage, les cadres pourraient faire le choix de l’assurance privée.

A moyen terme, le risque est la privatisation du système d’assurance-chômage et l’extension du principe de dégressivité des allocations chômage à l’ensemble des catégories.

Si les cadres seront les premiers visés, tous les chômeurs subiront les coups de rabots prévus par le gouvernement. Cette réforme, qui n’obéit qu’à une logique comptable, prévoit un durcissement des conditions d’accès à l’assurance chômage, le renforcement des contrôles et l’alourdissement des sanctions contre l’ensemble des demandeurs d’emploi.

Incapable de lutter efficacement contre le chômage de masse, le gouvernement prend le parti de sanctionner les chômeurs.