Communiqué de Bruno Bilde, député du Pas-de-Calais

 

Le Journal officiel en date du 23 décembre dernier nous renseigne sur la nomination de Monsieur Nicolas Bays comme chef de cabinet de Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Education nationale, de la Jeunesse et des Sports.

Ce cadeau de Noël gouvernemental a été envoyé en catastrophe à l’intéressé après le rejet par le Conseil d’État de sa candidature pour « travailler » chez Soitec, entreprise grenobloise spécialisée dans les matériaux semi-conducteurs.

En effet, suivant l’avis négatif préalable de la Haute autorité pour la transparence de la vie politique, le Conseil d’État a motivé sa décision par les risques de conflits d’intérêt dans le recasage du compagnon de la ministre de l’Industrie au sein d’une société totalement concernée par le domaine de compétence et l’action d’Agnès Pannier-Runacher. Soitec doit notamment toucher près de 900 millions d’euros de subventions publiques d’État dans le cadre d’un plan orchestré par le ministère de l’Industrie.

Mais tel le chat qui retombe sur ses pattes, le voltigeur Nicolas Bays retrouve toujours un poste grassement payé par l’argent public avec le totem d’immunité « recasé à tout prix ! ». Depuis 2017, l’ex député socialiste du Pas-de-Calais, l’ex collaborateur du groupe LREM à l’Assemblée nationale, l’ex conseiller et chef de cabinet de Mme Pannier-Runacher à la fois sa ministre-employeur, sa compagne et sa colocataire pour les élections régionales dans les Hauts-de-France, ne connaît pas la crise.

Loin des promesses vertueuses sur la moralisation de la vie politique, le nouveau monde macroniste aura finalement et facilement recyclé le pire de l’ancien avec le copinage, le pantouflage et le recasage.

En 5 ans, Emmanuel Macron aura tout échoué contre le chômage sauf pour Nicolas Bays.