Communiqué de presse d’Aurélia Beigneux

Député français au Parlement européen

Membre de la Commission environnement.

Réautorisation des néonicotinoïdes : outre l’urgence, la vigilance et l’inquiétude.

La réautorisation prochaine par le gouvernement des néonicotinoïdes, afin de lutter contre la crise de la jaunisse qui fragilise le secteur betteravier et sucrier, peut provoquer une légitime inquiétude.

L’usage de ce type d’insecticide, s’il est efficace en termes de protection des cultures et des plantes, implique des effets indésirables particulièrement nocifs pour l’environnement, en jouant notamment une responsabilité importante dans l’effondrement des populations d’abeilles et des insectes pollinisateurs.

Par ailleurs, des études évoquent le rôle des néonicotinoïdes dans les perturbations du développement cérébral et nerveux également chez l’humain.

Ce faisant, non seulement le gouvernement temporise comme il le fait sur le glyphosate, mais il accrédite l’idée selon laquelle l’usage de ces produits est incontournable.

Pourtant, l’Agence nationale de sécurité sanitaire alimentaire (Anses) démontrait, dans un rapport de 2018, commandé par le gouvernement et qui avait conduit à l’interdiction des néonicotinoïdes, la possibilité d’utiliser  “des alternatives immédiates et opérationnelles”.

Il est évident que la filière betterave-sucre doit être soutenue, mais c’est en accompagnant les agriculteurs dans la transition et la recherche d’alternatives que l’on fournira la meilleure aide : la plus écologique, la plus saine pour notre santé et celle des exploitants, et la plus stratégique pour l’avenir.