Communiqué de presse de Marine Le Pen

Dans les colonnes de Libération, Nicole Belloubet, la ministre de la Justice évoque le rapatriement des djihadistes de nationalité française détenus par les Kurdes en Syrie.

Cette décision qui vient infirmer ce qu’était la position française et rappelée par le ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves le Drian – leur jugement sur le théâtre où ils ont commis leurs atrocités- illustre l’inquiétante et dangereuse cacophonie qui règne au sein du gouvernement face au péril terroriste et à la réponse à y apporter.

Ce changement de cap est d’autant plus inquiétant si l’on se réfère aux premières décisions prises par la justice française concernant les terroristes islamistes.
Tout le monde a en effet en mémoire l’incroyable légèreté de la peine prononcée en août 2019 contre une radicalisée préparant un attentat en France au nom de l’Etat islamique, ( 7 ans de prison assortie d’une peine de sûreté des deux tiers) ou de la condamnation en décembre 2019 réduite à dix ans, prononcée à l’égard de deux djihadistes de Toulouse partis combattre en Syrie.

Il serait inconcevable et moralement insupportable que des terroristes rapatriés et jugés en France puissent bénéficier d’une clémence similaire, envisager de recouvrer à moyen terme la liberté et donc de frapper de nouveau.

Au moment où la France est une fois de plus victime du terrorisme islamiste (attaque de Villejuif et de Metz), il est indispensable de rappeler que le rôle du gouvernement n’est pas de se soucier du sort des ennemis de la France, mais de s’assurer qu’ils soient mis définitivement hors d’état de nuire et jugés dans les pays où ils ont commis leur actes barbares.