Communiqué de presse de Marine Le Pen

C’est un énième rapport, sénatorial, cette fois-ci, publié ce jour, qui s’alarme de « la réalité de la radicalisation islamiste qui s’est imposée par les multiplications des témoignages de terrain », au sein de l’Etat, des associations, des écoles et dans le sport, soulignant « qu’une minorité de la population française de confession musulmane tend à adopter un comportement dont l’intransigeance prend prétexte de la religion ».

Ce constat, les parlementaires l’ont fait des dizaines de fois et les Français l’ont entendu depuis des années. Il y a un an déjà, un précédent rapport parlementaire s’inquiétait de cette montée du communautarisme religieux qui se met en place et se propage dans des enclaves où le séparatisme entend imposer un autre droit, d’autres lois, que celles de la République.

Face à cette volonté affichée de s’affranchir de la loi commune, quelle réponse apportée par la puissance publique ?

Depuis le discours de Mulhouse d’Emmanuel Macron en février dernier, combien de mosquées salafistes fermées, combien de mouvements intégristes dissous, combien de prêcheurs de haine de nationalité étrangère, expulsés du territoire ?

Quels signaux envoyés à ceux qui sont décidés à défier la République et à imposer la primauté des lois religieuses dans l’espace public ? Des déclarations ambiguës, comme celles de l’ancien ministre de l’Intérieur minimisant le port du voile, l’incapacité d’interdire les mouvements radicaux comme ceux issus des Frères musulmans au rang desquels l’ ex-UOIF, l’apathie des autorités face aux provocations récurrentes du communautarisme vestimentaire, tel le port du burkini dans les piscines, ou face à la volonté de réinstaurer le délit de blasphème dans l’affaire Mila, le refus il y a quelques mois d’interdire aux élections municipales les listes ouvertement communautaristes.

Et ce n’est pas la nomination au ministère de la Justice, du militant communautariste Eric Dupond-Moretti, partisan acharné du retour des djihadistes français qui permettra de rassurer les Français.

La Macronie doit cesser de se payer de mots. Face au totalitarisme islamiste, une idéologie qui ne reconnaît pas la séparation de la religion et de l’Etat qui est un grand principe des sociétés démocratiques et pluralistes, l’heure est à l’action déterminée et sans faille.

Il faut en finir avec les compromissions, les contorsions, les complaisances. Il est désormais urgent de démanteler tous les groupes islamistes radicaux qui prolifèrent dans certaines banlieues bénéficiant actuellement d’une impunité totale, de rappeler partout et en toutes circonstances qu’en France, aucune loi, aucune prescription, aucun dogme religieux ne préside à la destinée du peuple français, et de stopper une immigration massive et anarchique qui ne fait que renforcer le communautarisme, terreau de l’islamisme radical.