Communiqué de David Rachline, maire de Fréjus

Médiapart n’a de cesse de se poser en garant de la liberté d’informer. Aujourd’hui, c’est plutôt du droit à la désinformation dont il s’agit. Comment, en effet, appeler autrement le fait d’examiner tout fait à travers le prisme déformant des préjugés et des a priori ?

Nouvel exemple issu de la livraison de ce jeudi 15 janvier : dans le cadre des mesures d’économies demandées à tous les Services municipaux, compte tenu de la situation financière de la Ville, la Médiathèque de Fréjus a réduit ses abonnements à certains journaux et périodiques, au regard du nombre de consultations. Ce dans un contexte où la presse quotidienne ou hebdomadaire en libre-service est très sensiblement moins consultée du fait de l’accès désormais courant aux informations sur Internet.

Ainsi, afin de respecter l’enveloppe budgétaire allouée, certains abonnements à des journaux quotidiens ou des pérodiques n’ont pas été renouvelés, parmi lesquels Libération ou Le Figaro. Il en est de même pour certains journaux et magazines commandés pour les Services municipaux, pour lesquels les abonnements ont également été réduits, afin de ne garder que ceux dont l’utilité était avérée.

Au final, une mesure de gestion normale et simple à comprendre.

Mais Big Brother Mediapart veille ! Et la mesure anodine devient, chez ces tenants de l’« information indépendante », une volonté de censure et un crime de lèse-majesté journalistico-politique ! Concernant évidemment le seul journal « Libération », journal à la neutralité et à l’audience bien connues… Avec pour objectif supposé de la municipalité de « tenir à l’écart certains médias nationaux » (sic). Rien de moins ! En oubliant un peu vite que Var Matin et le Monde, quotidiens pas forcément réputés proches du Front National, ont été maintenus, tout simplement parce que les plus consultés…

Que dire devant tant de mauvaise foi et de parti-pris ? Peut-être rappeler que, dans la charte d’éthique professionnelle des journalistes, il est dit qu’ « un journaliste digne de ce nom tient l’esprit critique, la véracité, l’exactitude, l’intégrité, l’équité, l’impartialité pour les piliers de l’action journalistique ; tient l’accusation sans preuve, l’intention de nuire (…) pour les plus graves dérives professionnelles ».

Les donneurs de leçons de morale de Médiapart seraient parfois bien inspirés de relire cette charte.