Communiqué de presse d’André Rougé, député français au Parlement européen, délégué national à l’outre-mer du Rassemblement National

« Mayotte avec la France pour toujours ! La France avec Mayotte pour toujours ! » : en débarquant à Mayotte le 22 octobre dernier, M. Macron a prononcé la phrase que chaque Mahorais attendait de lui. Mais c’est sans illusions que nos compatriotes mahorais, qui ont voté à 45.6% pour le Rassemblement National aux élections européennes de mai dernier, ont accueilli le président de la République.

Sans illusions, parce qu’ils perçoivent que le supposé amour du président de la République pour leur territoire est aussi récent qu’artificiel. Sans illusions, parce qu’ils comprennent que derrière la prétendue fermeté et la détermination mises en scène par M. Macron, les actes ne suivent pas.

C’est ainsi que le Président des Comores, M. Azali Assoumani, a pu déclarer une énième fois qu’à ses yeux, Mayotte n’était pas la France. M. Assoumani a réitéré ses provocations dans le cadre d’une interview accordée à France 24, chaîne publique, financée par la redevance payée par les contribuables français.

Est-il normal qu’un chef d’État étranger puisse, a fortiori sur une chaîne publique, remettre en cause l’intégrité territoriale de notre pays ? Est-il normal que le président de la République, censé être « le garant de l’intégrité du territoire » conformément à l’article 5 de notre Constitution reste silencieux ?

Une telle passivité est d’autant plus choquante que la France verse une aide quinquennale de 135 millions d’euros aux Comores au titre de la coopération, à laquelle se sont ajoutés, en juillet dernier, 150 millions d’euros sur la période 2019-2021.

Pour mémoire, la nouvelle piste pour l’aéroport de Mayotte promise par M. Macron coûtera 200 millions d’euros, mais son financement reste incertain quand l’aide aux Comores est, quant à elle, actée.

Dans un courrier adressé au président de la République, Marine Le Pen lui demande instamment remplir ses obligations constitutionnelles et de défendre l’intégrité du territoire national, de rappeler immédiatement notre Ambassadeur à Moroni pour consultation, de geler les aides accordées sans contreparties effectives aux Comores et de suspendre la délivrance de visas aux officiels comoriens.

La fermeté est le préalable nécessaire à l’établissement d’un partenariat constructif et équilibré avec l’Union des Comores.