Communiqué de David Rachline, Maire de Fréjus, Vice-président du Rassemblement National

 

Ainsi, le Gouvernement impose la prolongation du « pass » sanitaire jusqu’au 15 novembre et possiblement jusqu’à l’été 2022.

Cette volonté est un nouveau flagrant délit de mensonge de la part d’un gouvernement qui assurait ses grands dieux, par la voix d’Olivier Véran, que jamais ce « pass » ne serait prolongé après le 15 novembre.

En outre, cette prolongation est inutile d’un point de vue sanitaire, catastrophique sur le plan économique, dangereuse pour nos libertés et désastreuse pour notre unité nationale.

D’un point de vue sanitaire, et de nombreux scientifiques le confirment – même si ce ne sont évidemment pas les plus invités sur les plateaux télé -, cette prolongation n’a aucun sens. Car rien n’indique en premier lieu que ce « pass » ait été d’une quelconque utilité pour lutter contre le virus. Car la faiblesse des taux d’incidence et de propagation de la maladie ne le justifie pas, y compris sur le plan juridique.

Ce « pass » est également mortifère pour notre économie. Exclure des activités culturelles et sportives ou de la fréquentation des restaurants quelque 20% de la population a forcément un impact direct sur des secteurs qui ont déjà largement souffert de la gestion calamiteuse par le Gouvernement de la crise sanitaire. Le nombre de restaurants et de commerces désormais à vendre ou à louer dans nos villes est alarmant. Veut-on en avoir encore davantage ?

C’est également une atteinte disproportionnée à nos libertés. Empêcher une partie de la population d’avoir accès à une vie sociale entière, sous prétexte qu’elle ne se serait pas plié à la vaccination obligatoire, est une dérive sans précédent dans notre pays. C’est une discrimination insupportable et non fondée à l’encontre de millions de nos concitoyens. D’autant que, si le vaccin a évidemment un intérêt pour les populations à risque, il n’a aucun sens sur des enfants que l’on prive d’activités ou sur des personnes en bonne santé.

Ce « pass » est enfin, malheureusement, la marque de fabrique du quinquennat Macron. Un quinquennat de division, où il s’agit ici de stigmatiser les non-vaccinés,  de ne pas hésiter à priver d’emploi et de rémunération des soignants que l’on a envoyés face au virus vêtus de sacs-poubelle. D’oser suspendre des médecins non vaccinés alors que ceux-ci opèrent en téléconsultation. De piétiner allègrement la notion de librearbitre.

Marine Le Pen et les parlementaires du Rassemblement National voteront évidemment contre la prolongation de ce « pass » sanitaire, comme ils l’ont fait contre sa mise en œuvre. Car notre objectif n’est pas de réduire les libertés des Français. Il est au contraire de les leur rendre. Liberté de se vacciner ou non. Liberté pour nos enfants de pratiquer les activités de leur choix sans passer par une vaccination obligatoire. Liberté de vivre, tout simplement. C’est ce qu’attendent les Français. A l’inverse d’Emmanuel Macron qui n’a de cesse de les réduire, ce sont ces libertés, et bien d’autres, que Marine Le Pen leur redonnera une fois élue présidente de la République.