Communiqué de presse de Sébastien Chenu, Député du nord

Le projet d’extension de l’incinérateur du SIAVED à Douchy-les-Mines a reçu l’autorisation du Préfet du nord le 09 août dernier. La capacité de traitement des déchets passera de 88 000 à 120 000 tonnes par an et la zone de chalandise sera élargie significativement.

Si le SIAVED assure avoir respecté toutes les normes et les procédures règlementaires, l’avis de la mission régionale d’autorité environnementale Hauts-de-France pointe une étude d’impacts incomplète. L’appréciation des effets sanitaires de l’augmentation de capacité est de ce fait rendue aléatoire, voire impossible. Ce même avis indique que les conséquences du développement du trafic routier induit n’ont pas été anticipées.

Les élus du Rassemblement National des Hauts-de-France se sont engagés dans une démarche visant à protéger la population, ce qui constitue une priorité majeure de notre action politique. Le long passé industriel du nord a déjà des effets sensibles sur la pollution des sols et sur les indicateurs de santé dégradés : la surmortalité par cancer y est de 29%. Nous n’accepterons pas que la santé des riverains soit mise en danger à cause des lacunes des études d’impacts préalables.

D’autre part, on peut également légitimement se demander l’intérêt d’augmenter les capacités d’un incinérateur dans une région qui vise une baisse généralisée de ses déchets et alors que le Plan régional de prévention et de gestion des déchets (PRPGD) indique que la capacité de traitement par

incinération est suffisante et que les incinérateurs de Maubeuge et de Saint-Saulve sont sous-exploités.

Sollicités en avril dernier par le collectif Alerte incinérateur, les élus du Rassemblement National avaient fait part de leurs plus expresses réserves quant à l’augmentation de capacité de l’unité d’incinération. Je déposerai ce jour à l’Assemblée nationale une Question Ecrite à Madame la ministre de la Transition écologique et solidaire pour demander la réalisation d’une évaluation complète et prospectrice des risques sanitaires. Elle devra être un préalable à toute autorisation définitive d’agrandissement des capacités de l’incinérateur de Douchy-les-Mines