Communiqué de Jean-Paul Garraud, député français au Parlement européen

Alors que l’objectif, déjà scandaleux, de la Ministre de la Justice était de libérer 5.000 détenus pour de prétendues raisons sanitaires, on apprend qu’entre le 16 mars et le 1er avril, ce sont plus de 6.266 détenus qui ont été remis en liberté !

Dans le même temps, on peut lire dans la presse régionale que de nombreux délits ont été récemment commis par des détenus fraîchement libérés tels que la violente agression avec arme d’une femme médecin à Villeurbanne par un suspect, âgé de 22 ans, qui comptabilise 60 inscriptions sur son casier judiciaire et qui a été remis en liberté le 24 mars dernier !

Pire encore, alors que 43 détenus condamnés pour des faits de terrorisme doivent être libérés cette année et qu’une soixantaine devrait l’être en 2021, on apprend aujourd’hui que 130 détenus radicalisés, dont la dangerosité n’est plus à démontrer, vont être remis en liberté pour raison sanitaire, d’après les services de renseignements.

Alors que les Français sont confinés, des milliers de détenus sont donc libérés et, parmi eux, potentiellement les plus dangereux. Daesh a, en effet, intimé l’ordre à ses “soldats” de profiter de cette sombre période de pandémie pour multiplier les attentats et répandre la terreur sur notre sol, la tuerie de samedi dernier à Romans-sur-Isère nous le rappelle cruellement.

Faire courir de tels risques supplémentaires à notre population, déjà confrontée à une crise majeure, relève d’une totale irresponsabilité doublée d’une mise en danger caractérisée au sens pénal du terme !