Communiqué de Louis Aliot, député des Pyrénées-Orientales, membre de la Commission Défense

Brillant officier républicain formé à SAINT-CYR et Commandeur de la légion d’honneur, le Général Jean-Marie Michel MOKOKO a sa carrière durant, oeuvré en faveur de la paix en accompagnant dans les années 90, le processus de démocratisation de la République du Congo.

En 2014, en qualité de patron de la MISAC, il a supervisé pour le compte de l’Union Africaine aux côtés de la force française Sangari, le processus de stabilisation et de paix en Centrafrique. Il s’est, dans la rectitude de l’idéal saint-Cyrien, placé du côté de l’aspiration du peuple congolais à l’alternance en se portant candidat à l’élection présidentielle de mars 2016.

Incarcéré arbitrairement depuis juin 2016, comme le précise l’avis 52/2018 du groupe de travail des Nations Unies sur les détentions arbitraires, le Général Jean-Marie Michel MOKOKO a vu son état de santé se dégrader soudainement. Transféré à l’hôpital Militaire de Brazzaville, Il a été testé positif à la Covid-19.

Depuis 2016, de nombreuses voix se sont élevées pour demander au gouvernement congolais la libération des prisonniers d’opinion et le respect des accords internationaux signés par la République du Congo sur le respect des droits humains et des libertés fondamentales.

Malgré la demande de la France en septembre 2019 de procéder à ces libérations, le gouvernement de la République du Congo est resté impassible devant cet impératif démocratique et humanitaire.

Nous ne pouvons pas rester silencieux face au sort infligé à un officier saint-Cyrien. Pour l’honneur de Saint-Cyr et de l’armée française, nous demandons au gouvernement de mettre tout en oeuvre pour une évacuation sanitaire du Général Jean-Marie Michel MOKOKO.

Dans cette épreuve injuste et difficile, nous voudrions exprimer notre soutien à sa famille, ses soutiens et à tous ceux qui de près ou de loin, oeuvrent à la manifestation de la justice.