Communiqué de Presse du Front National

Selon que vous serez un rebelle syrien soutenu par la mouvance salafiste, ou un civil malien victime de la répression des islamistes fondamentalistes dans le nord du Mali, la justice onusienne ne sera pas la même.

Alors que la communauté internationale s’entête à vouloir intervenir dans la guerre civile syrienne avec les conséquences que cela entraînerait pour l’équilibre géostratégique dans la région et le basculement après la Libye, l’Egypte et la Tunisie d’un nouveau pays dans la sphère islamiste, pas un mot sur le sort de la population du nord du Mali livrée au fascisme vert le plus violent.

A Tombouctou et à Gao, les sévices contre les civils qui ne respectent pas les principes de la Charia se multiplient suscitant un exode massif de réfugiés dans les pays limitrophes qui n’est pas sans poser de graves problèmes sur le plan sécuritaire et humanitaire.

Les autorités maliennes et l’Union Africaine qui ont sollicité le soutien de l’ONU au déploiement d’une force régionale pour rétablir la sécurité et mettre fin à la sécession dans le nord du mali se voient opposer une fin de non recevoir.

Une fois encore, la duplicité de la communauté internationale illustre les limites et la subjectivité du droit d’ingérence érigé pourtant en bras armé du nouvel ordre mondial.

Le Front National dénonce ce double langage permanent, cet interventionnisme à géométrie variable qui discrédite l’ONU.

Il en appelle au respect fondamental des souverainetés nationales, à la réaffirmation du principe de non-ingérence dans les affaires intérieures d’un Etat, et au règlement des conflits territoriaux par les institutions régionales en application des traités en vigueur.